Le chef de l'ONU est "préoccupé" par la violence à Bahreïn et "note avec inquiétude que des troupes du royaume d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis sous les auspices du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont entrées aujourd'hui sur le territoire de Bahreïn", a indiqué lundi Farhan Haq.
M. Ban "appelle toutes les parties concernées à faire preuve de la plus grande retenue et à faire tout leur possible pour éviter l'usage de la force et de nouvelles violences. Il souligne aussi la responsabilité de toutes les parties pour qu'elles agissent en accord strict avec la loi humanitaire et les droits de l'homme", a encore indiqué le porte-parole.
Les Nations unies sont en contact avec le gouvernement bahreïni et l'opposition "qui ont transmis leurs inquiétudes au secrétaire général à propos des derniers événements" dans le pays, a-t-il ajouté.
M. Ban a lancé un nouvel appel à un "dialogue national constructif et large et à un soutien des pays de la région et de la communauté internationale à un dialogue et à un environnement favorable à des réformes crédibles à Bahreïn".
Bahreïn est secoué depuis plusieurs semaines par des troubles et des forces du Golfe ont été déployées pour aider au maintien de l'ordre. Plus de mille soldats saoudiens de la force commune du CCG sont arrivés lundi à Bahreïn, tandis que les Emirats arabes unis ont décidé l'envoi de 500 policiers.
L'opposition veut une monarchie constitutionnelle et les autorités ont accepté que le dialogue porte "sur un Parlement aux pleins pouvoirs" et sur "un gouvernement qui représente la volonté du peuple". Mais le dialogue n'a pas démarré, le pouvoir restant sourd à une condition de l'opposition qui exige au préalable la démission du gouvernement.

