"Le peuple de Bahreïn fait face à un réel danger, celui d'une guerre contre les citoyens bahreïnis sans déclaration de guerre", ont souligné les sept composantes de l'opposition, dont le Wefaq chiite, dans un communiqué.
"Nous considérons l'entrée de tout soldat, de tout véhicule militaire dans les espaces terrestre, aérien ou maritime du royaume de Bahreïn comme une occupation flagrante, un complot contre le peuple de Bahreïn désarmé, et une violation des accords et des conventions internationales", a ajouté le texte.
L'opposition a appelé la communauté internationale à "assumer rapidement ses responsabilités" et à "protéger le peuple de Bahreïn du danger d'une intervention militaire".
Elle a aussi exhorté la communauté internationale à "prendre les mesures adéquates pour protéger les civils et à convoquer pour cela le Conseil de sécurité" des Nations unies.
Plus d'un millier de soldats saoudiens faisant partie de la force commune du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont arrivés dimanche soir à Bahreïn, a indiqué lundi un responsable saoudien à l'AFP, alors que s'intensifie la contestation de la dynastie sunnite au pouvoir à Bahreïn par des activistes chiites.
Ce responsable, qui a requis l'anonymat, a précisé que toute force du CCG déployée dans un pays membre "passe sous l'autorité du pays hôte", laissant entendre qu'il revient à Bahreïn de décider ou non de la faire participer au maintien de l'ordre.
Cette présence militaire n'a pas été confirmée du côté bahreïni.
Les soldats saoudiens font partie d'une force commune du CCG, appelée "Bouclier de la péninsule", mise en place en 1984.
Bahreïn est relié par un pont digue à l'est de l'Arabie saoudite, où se concentre la minorité chiite du royaume.


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