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Moyen Orient et Monde

La Ligue arabe réclame une zone d’exclusion aérienne

Face à la poursuite de la répression sanglante de la révolte en Libye, la Ligue arabe, réunie samedi au Caire, a estimé que le régime libyen avait « perdu sa légitimité » du fait des « violations dangereuses » commises contre son peuple. Elle a par conséquent appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à autoriser la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne pour protéger le peuple. Elle a aussi décidé de « coopérer » avec le Conseil national de transition (CNT), créé par l'opposition et basé à Benghazi. Pour le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, cette « coopération » équivaut à une reconnaissance de l'opposition, qui réclame le départ de M. Kadhafi du pouvoir après plus de quatre décennies de règne sans partage. Les États-Unis ont « salué » l'appel de la Ligue arabe, « qui renforce la pression internationale sur Kadhafi », soulignant que la communauté internationale était « unie » dans son appel à l'arrêt des violences. La Grande-Bretagne s'en est aussi félicitée, mais les Affaires étrangères ont affirmé que la création d'une telle zone n'était pour le moment qu'une option. Londres et Paris travaillent actuellement à un projet de résolution soutenant l'idée de faire de la Libye une zone de survol interdite, qu'ils entendent soumettre au Conseil de sécurité. Les pays occidentaux semblent toutefois hésiter à instaurer une telle zone d'exclusion aérienne et insistent de toute façon sur la nécessité d'un mandat de l'ONU. D'ailleurs, le secrétaire US à la Défense, Robert Gates, a déclaré qu'il n'était pas sûr qu'imposer une telle zone soit une décision « sage », même si l'armée américaine et ses alliées ont la capacité de le faire.
Face à la poursuite de la répression sanglante de la révolte en Libye, la Ligue arabe, réunie samedi au Caire, a estimé que le régime libyen avait « perdu sa légitimité » du fait des « violations dangereuses » commises contre son peuple. Elle a par conséquent appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à autoriser la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne pour protéger le peuple. Elle a aussi décidé de « coopérer » avec le Conseil national de transition (CNT), créé par l'opposition et basé à Benghazi. Pour le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, cette « coopération » équivaut à une reconnaissance de l'opposition, qui réclame le départ de M. Kadhafi du pouvoir après plus de quatre décennies de règne sans partage. Les États-Unis ont « salué » l'appel de la Ligue arabe,...
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