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Moyen Orient et Monde - Sommet

Les Ligue arabe pour une zone d'exclusion aérienne en Libye

La Ligue arabe est en faveur d'une zone d'exclusion aérienne en Libye et de contacts avec le Conseil national de transition regroupant l'opposition libyenne, ont indiqué samedi des diplomates participant à la réunion extraordinaire de l'organisation au Caire.

La Ligue arabe a exclu la Libye des réunions après la répression de l'insurrection dans le sang./

Les ministres arabes des Affaires étrangères "se sont mis d'accord pour inviter le Conseil de sécurité de l'ONU à assumer ses responsabilités et à imposer une zone d'exclusion aérienne pour protéger le peuple libyen", a affirmé à l'un de ces diplomates sous le couvert de l'anonymat.
"La décision de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne a été acceptée par les ministres arabes à l'exception de ceux d'Algérie et de Syrie", a-t-il ajouté.
La Ligue arabe compte 22 membres mais la Libye a été exclue des réunions après la répression de l'insurrection dans le sang. Les réserves algérienne et syrienne n'empêchent pas l'adoption de la résolution arabe.
Damas craint qu'une décision en faveur d'une zone d'exclusion aérienne en Libye n'ouvre la voie à une intervention militaire étrangère, a expliqué son délégué lors de la réunion.
Les ministres arabes ont en outre "décidé d'ouvrir des canaux de contact avec le Conseil national de transition (CNT) en Libye pour aider le peuple libyen", a encore dit le diplomate, dont les informations ont été confirmées par deux autres responsables.
Juste avant cette réunion de crise, le CNT avait demandé à la Ligue de le reconnaître en tant que représentant de la Libye et de donner son accord à une zone d'exclusion aérienne, dans une lettre remise à son secrétaire général Amr Moussa par une délégation de jeunes opposants libyens.
Des centaines de manifestants s'étaient rassemblés devant le siège de l'organisation dans le centre du Caire pour exiger la mise en place de cette zone d'exclusion.
Dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, M. Moussa avait plaidé pour une telle mesure, en souhaitant que la Ligue "joue un rôle" dans sa mise en place.
Alors qu'Européens et Américains ont accentué la pression sur le régime libyen, évoquant l'utilisation de "toutes les options" possibles, la Ligue arabe s'était jusqu'ici bornée à dire qu'elle pourrait soutenir une zone d'exclusion aérienne, en s'affirmant opposée à toute intervention militaire.
La mise en place d'une telle opération nécessite des centaines d'avions pour interdire le survol aérien d'un territoire de près de 1,8 million de km2 et empêcher notamment l'aviation libyenne de bombarder la population.
Les États arabes du Golfe, dominés par l'Arabie saoudite, avaient réaffirmé leur soutien au principe d'une zone d'exclusion tout en insistant sur la nécessité d'une caution de la Ligue arabe.
Considérant que le régime du colonel Kadhafi était désormais "illégitime", ils ont exhorté leurs pairs arabes à "prendre leurs responsabilités pour arrêter le bain de sang".

"Je parle d'une action humanitaire. Il s'agit, avec une zone d'exclusion aérienne, de soutenir le peuple libyen dans sa lutte pour la liberté et contre un régime de plus en plus dédaigneux", a affirmé M. Moussa dans son interview au Der Spiegel.

Les États-Unis ont "salué" l'appel de la Ligue arabe, "qui renforce la pression internationale sur Kadhafi", soulignant que la communauté internationale était "unie" dans son appel à l'arrêt des violences.
La Grande-Bretagne s'en est aussi félicité, mais les Affaires étrangères ont affirmé que la création d'une telle zone n'était pour le moment qu'une option. Londres et Paris travaillent actuellement à un projet de résolution soutenant l'idée de faire de la Libye une zone de survol interdite, qu'ils entendent soumettre au Conseil de sécurité.
Les pays occidentaux semblaient hésiter à instaurer une zone d'exclusion aérienne et insistent de toutes façons sur la nécessité d'un mandat de l'ONU. D'ailleurs, le ministre américain de la Défense Robert Gates a déclaré qu'il n'était pas sûr qu'imposer une telle zone soit une décision "sage", même si l'armée américaine et ses alliées ont la capacité de le faire.
La mise en place d'une telle opération nécessite des centaines d'avions pour interdire le survol d'un territoire de près de 1,8 million de km2 et clouer l'aviation libyenne au sol, une arme actuellement utilisée par le régime pour reconquérir les villes aux mains de rebelles moins bien armés.

Les ministres arabes des Affaires étrangères "se sont mis d'accord pour inviter le Conseil de sécurité de l'ONU à assumer ses responsabilités et à imposer une zone d'exclusion aérienne pour protéger le peuple libyen", a affirmé à l'un de ces diplomates sous le couvert de l'anonymat."La décision de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne a été acceptée par les ministres arabes à l'exception de ceux d'Algérie et de Syrie", a-t-il ajouté.La Ligue arabe compte 22 membres mais la Libye a été exclue des réunions après la répression de l'insurrection dans le sang. Les réserves algérienne et syrienne n'empêchent pas l'adoption de la résolution arabe.Damas craint qu'une décision en faveur d'une zone d'exclusion aérienne en Libye n'ouvre la voie à une intervention militaire étrangère, a expliqué son...
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