"L'essentiel et la seule vraie question concernant l'explosion à la centrale c'est de savoir ce qui a explosé: s'il s'agit de l'enceinte de confinement, on est dans une configuration Tchernobyl", a indiqué à l'AFP Stéphane Lhomme, responsable de l'Observatoire du nucléaire, qui milite pour l'abandon de l'énergie nucléaire.
"Mais il peut s'agir d'un bâtiment à côté du réacteur, et en ce cas l'explosion ne traduit pas la gravité de la situation".
A Tchernobyl (Ukraine) en 1986, le coeur du réacteur était abrité par un bâtiment très ordinaire qui n'avait pas résisté à la fusion du réacteur et avait volé en éclats.
Par comparaison, lors de l'accident à la centrale de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979, l'enceinte de confinement avait résisté et permis d'éviter le pire, a rappelé M. Lhomme.
Selon l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), la situation dans la centrale japonaise ressemblait davantage samedi matin à celle de Three Miles Island, avec un probème de refroidissement du réacteur et du combustible liée aux pannes de prise d'eau en mer.
"On n'est pas a priori sur un risque d'explosion (du réacteur nucléaire) de type Tchernobyl, mais plutôt sur un risque d'endommagement du réacteur, sans exclure qu'il y ait relâchement de radio-éléments" a indiqué à l'AFP Olivier Gupta, directeur général adjoint de l'ASN.
L'autre question, selon M. Gupta, était de savoir "à quel point les combustibles (au coeur du réacteur) sont ou non endommagés": car "quand le combustible est endommagé, la vapeur à l'intérieur de l'enceinte de confinement se charge de radioéléments".
L'explosion qui s'est produite samedi à la centrale de Fukushima N°1 a fait s'effondrer une partie du bâtiment abritant le réacteur numéro un, blessant quatre employés "légèrement" selon la télévision publique NHK.


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