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Économie - Italie

La Banque centrale dénonce l’impact de la mafia sur l’économie

À l'occasion d'un colloque à Milan, le gouverneur de la Banque centrale italienne Mario Draghi a mis en garde vendredi contre l'infiltration de la mafia dans la société, qui freine selon lui la croissance du pays.
Parmi les facteurs qui empêchent l'économie italienne de croître, le gouverneur cite notamment « l'infiltration mafieuse dans la structure productive, qui a augmenté ces dernières décennies, du moins dans sa diffusion territoriale ».
Cette présence mafieuse s'est d'autant plus renforcée avec la crise. « De nombreuses entreprises, qui ont vu leurs liquidités et leur valeur de marché se réduire ces trois dernières années, sont devenues des proies plus faciles pour la criminalité. Et le prix à payer pour la société est élevé, notamment en termes d'absence de développement économique », souligne Mario Draghi.
« Lutter contre les mafias sert non seulement à ressouder la fibre sociale du pays, mais aussi à éliminer l'un des freins qui ralentissent notre économie », a-t-il assuré.
« Si les effets sociaux et politiques du crime organisé sont reconnus et étudiés, ceux économiques le sont moins », selon le gouverneur.
Dans une économie infiltrée par la mafia, avec des phénomènes d'usure, de blanchiment d'argent sale ou encore d'extorsion, la concurrence est altérée. « L'une de nos études a démontré comment le coût du crédit est plus élevé pour les entreprises dans les économies à forte présence criminelle », indique encore M. Draghi.
Le blanchiment d'argent provenant d'activités criminelles est l'un des facteurs de contamination les plus insidieux entre ce qui est licite et ce qui est illicite, estime par ailleurs Mario Draghi.
Et de rappeler qu'en Italie, les banques et autres intermédiaires financiers sont obligés par la loi à signaler toute opération suspecte à l'Unité d'information financière (UIF), une structure constituée auprès de la Banque d'Italie ne 2008. Le pays est passé de 12 500 signalisations en 2007 à 37 000 l'an dernier, a conclu le gouverneur.

À l'occasion d'un colloque à Milan, le gouverneur de la Banque centrale italienne Mario Draghi a mis en garde vendredi contre l'infiltration de la mafia dans la société, qui freine selon lui la croissance du pays.Parmi les facteurs qui empêchent l'économie italienne de croître, le gouverneur cite notamment « l'infiltration mafieuse dans la structure productive, qui a augmenté ces dernières décennies, du moins dans sa diffusion territoriale ».Cette présence mafieuse s'est d'autant plus renforcée avec la crise. « De nombreuses entreprises, qui ont vu leurs liquidités et leur valeur de marché se réduire ces trois dernières années, sont devenues des proies plus faciles pour la criminalité. Et le prix à payer pour la société est élevé, notamment en termes d'absence de développement économique », souligne Mario...
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