Les autorités nippones s'apprétaient en effet à relâcher de la vapeur radioactive pour faire retomber la pression qui s'est élevée dans un réacteur de la centrale nucléaire n°1 de Fukushima, a précisé l'agence Kyodo.
Peu avant, un porte-parole de la compagnie exploitante du site, Tokyo Electric Power, avait reconnu que la pression montait à l'intérieur de l'un des réacteurs.
"La pression a augmenté dans le caisson et nous essayons de gérer la situation", a-t-il indiqué.
Six mille habitants d'une zone de trois kilomètres de rayon autour de la centrale ont été appelés à évacuer par le gouverneur de la région.
Les autorités ont d'abord annoncé que les eaux de refroidissement de l'installation nucléaire avaient baissé à un niveau inquiétant, puis le gouvernement avait affirmé vers 16h30 GMT que la situation était "sous contrôle".
Des troupes des Forces d'auto-défense (le nom de l'armée japonaise) en tenue de protection nucléaire (NBC) ont toutefois été dépêchées sur les lieux pour vérifier la situation.
L'armée de l'air américaine a en outre remis du liquide de refroidissement à une centrale nucléaire japonaise, a annoncé la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, sans préciser de quelle installation il s'agissait.
"L'une des centrales (japonaises) a subi une forte pression depuis le tremblement de terre et n'avait pas assez de liquide de refroidissement. Les avions de l'US Air Force ont pu lui en délivrer", a expliqué Mme Clinton.
Malgré la puissance du séisme de magnitude 8,9, aucune fuite radioactive n'a jusqu'à présent été détectée dans les sites nucléaires des préfectures touchées dans les heures suivant les plus fortes secousses, ont affirmé les autorités.
Un total de 11 réacteurs se sont automatiquement arrêtés lors du tremblement de terre, selon le ministère de l'Industrie.


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