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Libye: interdire le survol n'exige pas de détruire les armes antiaériennes (GB)

La destruction des défenses antiaériennes libyennes n'est pas indispensable à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne sur la Libye, a estimé jeudi le ministre britannique de la Défense, Liam Fox, se démarquant ainsi du Pentagone.
Interrogé par la BBC pour savoir si une zone d'exclusion impliquait d'attaquer la défense antiaérienne, le ministre a répondu: "En Irak, ce n'est pas la manière dont nous avons appliqué la zone d'exclusion. Il y a des alternatives."
"Plutôt que de détruire les défenses antiaériennes, vous pouvez considérer que, si votre radar détecte un avion, il s'agit d'un acte hostile et vous prenez ensuite des décisions", a-t-il ajouté sans plus de détails, se distançant ainsi de la position du ministère américain de la Défense.
Le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, avait estimé la semaine dernière que la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne serait "complexe" et qu'elle "devrait dans tous les cas être précédée par une attaque contre les défenses antiaériennes libyennes".
M. Fox, interrogé à Bruxelles où il doit participer jeudi et vendredi à une réunion des ministres de la Défense de l'Otan consacrée à la Libye, a aussi insisté sur le fait qu'une zone d'exclusion aérienne devait être clairement justifiée et qu'elle nécessitait une base légale et un soutien régional.
La zone d'exclusion serait destinée à "protéger la population civile", a-t-il encore dit.
La France et le Royaume-Uni se sont prononcés en faveur de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne en Libye pour empêcher le régime de bombarder les opposants qui contrôlent une partie du territoire.
Les Etats-Unis se sont montrés jusqu'à présent plus réservés, mettant l'accent sur le fait qu'une telle zone ne serait pas facile à mettre en oeuvre.
L'instauration d'une zone d'exclusion revient à interdire le survol aérien sur un espace déterminé, comme ce fut le cas dans un passé récent en Irak et dans les Balkans.
La destruction des défenses antiaériennes libyennes n'est pas indispensable à la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne sur la Libye, a estimé jeudi le ministre britannique de la Défense, Liam Fox, se démarquant ainsi du Pentagone.Interrogé par la BBC pour savoir si une zone d'exclusion impliquait d'attaquer la défense antiaérienne, le ministre a répondu: "En Irak, ce n'est pas la manière dont nous avons appliqué la zone d'exclusion. Il y a des alternatives.""Plutôt que de détruire les défenses antiaériennes, vous pouvez considérer que, si votre radar détecte un avion, il s'agit d'un acte hostile et vous prenez ensuite des décisions", a-t-il ajouté sans plus de détails, se distançant ainsi de la position du ministère américain de la Défense.Le porte-parole du Pentagone, Geoff Morrell, avait...