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Liban

Hariri veut un État de libertés et laïc

Le Premier ministre sortant, Saad Hariri, a appelé les Libanais à se rendre massivement, dimanche, place de la Liberté, au centre-ville, « pour exprimer leur volonté de défendre la souveraineté, l'indépendance et la liberté libanaises ».
M. Hariri, qui s'exprimait devant des délégations populaires et partisanes à la Maison du centre, a souligné à quel point la période que le Liban traverse actuellement est critique, mais s'est dit persuadé qu'elle pourra être surmontée « avec la coopération des Libanais fidèles à leur pays ». « Le Liban que nous souhaitons est celui qui n'établit pas de distinction entre un individu et un autre, un État libre et civil anticonfessionnel et antisectaire au sein duquel chaque Libanais se soumet aux lois », a-t-il dit.
Lui faisant écho, plusieurs personnalités du 14 Mars ont également mis l'accent sur l'importance d'une participation massive au rassemblement prévu dimanche à l'occasion du sixième anniversaire de la révolution du Cèdre.
« L'objectif du rassemblement est de faire face au coup d'État en cours », a indiqué le conseiller de M. Hariri, Ghattas Khoury, dans une déclaration à la LBCI. De manière plus concrète, il doit refléter le rejet par le public du 14 Mars des armes du Hezbollah.
« La résistance que le Hezbollah prétend mener a pris fin à partir du moment où ce parti a dirigé ses armes contre une partie des Libanais. Nous ne pouvons plus tolérer cette supercherie qui a pour nom les armes de la résistance », a déclaré pour sa part le député Riad Rahhal dans une déclaration à la chaîne al-Mostaqbal, accusant le Hezbollah d'utiliser ses armes « pour effrayer les Libanais, paralyser le pays et le gouvernement ». Il s'en est pris au général Michel Aoun, rappelant que le chef du CPL avait comparé ces armes à « un cancer dans le corps libanais alors même qu'elles étaient dirigées contre Israël ». « Mais lorsqu'elles ont été dirigées contre les Libanais, (M.) Aoun les a considérées comme étant sacrées », a souligné M. Rahhal.
L'usage interne des armes du Hezbollah a été également condamné par le ministre sortant de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Hassan Mneimné, ainis que par les députés Joseph Maalouf, Khaled Zahramane, Okab Sakr, Khaled Daher et Antoine Zahra, qui ont aussi souligné la nécessité pour les Libanais de manifester leur opposition au maintien de ces armes, dans le cadre de la célébration du 6e anniversaire du 14 mars 2005.
Le secrétaire général du Courant du futur, Ahmad Hariri, qui s'est rendu hier à Ersal dans le cadre de sa tournée dans la Békaa, a pour sa part mis l'accent sur l'opposition pacifique qui sera menée contre le 8 Mars, et il a insisté sur le fait que « les armes sont censées être dirigées contre l'ennemi, mais lorsqu'elles sont utilisées contre des compatriotes, elles perdent leur valeur et leur crédibilité, et ne peuvent plus être protégées par un quelconque équilibre régional ou international ».
Le Premier ministre sortant, Saad Hariri, a appelé les Libanais à se rendre massivement, dimanche, place de la Liberté, au centre-ville, « pour exprimer leur volonté de défendre la souveraineté, l'indépendance et la liberté libanaises ».M. Hariri, qui s'exprimait devant des délégations populaires et partisanes à la Maison du centre, a souligné à quel point la période que le Liban traverse actuellement est critique, mais s'est dit persuadé qu'elle pourra être surmontée « avec la coopération des Libanais fidèles à leur pays ». « Le Liban que nous souhaitons est celui qui n'établit pas de distinction entre un individu et un autre, un État libre et civil anticonfessionnel et antisectaire au sein duquel chaque Libanais se soumet aux lois », a-t-il dit.Lui faisant écho, plusieurs personnalités du 14 Mars ont...
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