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Cinema- - Entre Parenthèses

Colt et « Incolt » (à lire inculte)

L'autre jour, durant une séance de True Grit (le nouveau western des frères Coen), une bande de jeunes adolescents, plus intéressés par leurs propres bavardages et leurs rires que par le film qui se déroulait à l'écran, ont été priés par une spectatrice de dégager de la salle si le film les ennuyait trop car, leur a-t-elle expliqué, il y avait des personnes présentes dans la salle désireuses de suivre le film et nullement intéressées par ce que ces jeunes gens racontaient.
Certainement, les jeunes effrontés ont dû se dire : « Quelle impolie cette dame », ou encore « Qu'elle aille se faire f... on a payé le billet, on a le droit de faire ce qu'on veut. » C'est là toute la question. D'abord, ce n'est nullement la dame qui manque de politesse et de respect, mais bien eux. Ensuite, la projection n'étant pas privée, les autres spectateurs, qui ont également acheté leurs billets, ont droit à un certain respect. Et là j'insiste sur le fait de vouloir « voir » un film.
Faire le choix libre et volontaire d'un film ne se définit pas par « faire un programme », comme on le dit si bien en libanais. Il existe une dichotomie évidente entre ces deux actes. Pourquoi rentrer dans une salle obscure, perdre deux heures de son précieux temps si on n'a pas une réelle envie de voir ce film. Les lieux de bavardage, de rigolades et autres divertissements ne sont que très nombreux au Liban. On en a que l'embarras du choix, surtout dans ce pays précisément où il n'est pas interdit même plus que permis de rigoler à haute voix.
Quel plaisir de retrouver que mes commentaires avaient un écho dans le blog de Josef Siroka, journaliste au pupitre à Cyberpresse. Il raconte cette histoire tragique : « Un homme de 42 ans a été abattu dans une salle de cinéma à Riga, en Lettonie, pendant une séance du film Black Swan. La victime a succombé à ses blessures après avoir été conduite à l'hôpital. » « Le suspect, un homme de 27 ans, s'est plaint que son voisin de salle mangeait du pop-corn trop bruyamment, ce qui a provoqué son geste fatal », rapporte The Telegraph.
« Ce n'est pas la première fois, poursuit-il, que le bruit en salle engendre de la violence. En décembre 2008, le père d'une famille trop bavarde a été blessé par balle sous les yeux de ses enfants pendant une séance de The Curious Case of Benjamin Button, à Philadelphie. L'événement à Riga doit cependant être le premier du genre puisqu'il a conduit à un homicide. » Sans, bien entendu, justifier le geste du meurtrier, on ne peut que comprendre comment cette rage peut mener à des situations complexes. Car il est évident que lorsqu'on va au cinéma avec la grande envie de voir un film, on est bien sûr en colère de voir ce plaisir gâché, voire volé, par des personnes qui n'ont aucun respect du plaisir des autres.
L'autre jour, durant une séance de True Grit (le nouveau western des frères Coen), une bande de jeunes adolescents, plus intéressés par leurs propres bavardages et leurs rires que par le film qui se déroulait à l'écran, ont été priés par une spectatrice de dégager de la salle si le film les ennuyait trop car, leur a-t-elle expliqué, il y avait des personnes présentes dans la salle désireuses de suivre le film et nullement intéressées par ce que ces jeunes gens racontaient. Certainement, les jeunes effrontés ont dû se dire : « Quelle impolie cette dame », ou encore « Qu'elle aille se faire f... on a payé le billet, on a le droit de faire ce qu'on veut. » C'est là toute la question. D'abord, ce n'est nullement la dame qui manque de politesse et de respect, mais bien eux. Ensuite, la projection n'étant pas...
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