"Je parle au nom de tous les Libyens quand je revendique une zone d'exclusion aérienne et des raids visant les défenses aériennes de Kadhafi", a affirmé M. el-Senoussi, de sa résidence à Londres où il est réfugié depuis 1988, tout en refusant l'idée d'une intervention terrestre.
"Ce serait une erreur que des forces étrangères foulent le sol de la Libye, le peuple libyen ne le souhaite pas", a déclaré le prince de 48 ans à des journalistes.
L'instauration d'une zone d'exclusion aérienne est l'une des options étudiées par Paris, Washington et Londres comme moyen d'arrêter la répression.
"Le régime criminel de Kadhafi continue d'utiliser avec cruauté la force aérienne et les armes lourdes contre le peuple libyen, au moment où la communauté internationale parle beaucoup mais ne fait rien", a-t-il poursuivi.
"Le peuple libyen a besoin de moins de paroles et de davantage d'actes. Ceci n'est pas une crise qui peut être discutée dans des comités alors que des hommes et des femmes sont massacrés sans distinction".
"Il est nécessaire d'agir le plus tôt possible", a-t-il encore souligné.
Mohammed el-Senoussi est le petit neveu du roi pro-britannique Idriss 1er, chassé par Mouammar Kadhafi à l'issue d'un coup d'état en 1969. L'actuel dirigeant libyen a assigné à résidence son père à peine désigné prince héritier, avec son épouse et leurs huit enfants, alors que le petit Mohammed était âgé de 7 ans.
Depuis Londres, il multiplie les communiqués de soutien aux rebelles et les appels à déposer Kadhafi, "meurtrier de son peuple" et fossoyeur de la monarchie.
Longtemps privé d'accès aux médias, arabes et internationaux, le prince qui a été interviewé récemment par la chaîne satellitaire qatarie Al-Jazira, se garde bien pour le moment de revendiquer un destin personnel.


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