À l'issue de sa rencontre avec M. Hariri, M. Williams a déclaré avoir évoqué avec son interlocuteur plusieurs sujets, notamment la situation interne au Liban ainsi que les développements spectaculaires dans la région arabe.
« Le Premier ministre et moi-même avons convenu que la situation au Liban est calme, et doit rester calme et stable en attendant la formation d'un nouveau gouvernement. J'ai dit au Premier ministre que l'ONU attend du nouveau gouvernement, une fois formé, et quelle que soit sa composition, qu'il réponde à l'aspiration de tous les Libanais et continue de respecter les obligations internationales du Liban. J'ai aussi réaffirmé la position des Nations unies, à savoir que le dialogue interlibanais demeure une nécessité en vue de résoudre les difficultés et les problèmes qui les divisent. » M. Williams a également informé M. Hariri de sa prochaine visite à New York où il participera à la réunion d'information du Conseil de sécurité sur le Liban et la résolution 1701, une question qui a également fait l'objet de discussions entre le responsable onusien et le chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun, qu'il a rencontré hier.
M. Williams a également rencontré M. Chami. Il a déclaré après l'entretien que le ministre voulait discuter avec lui de la question des frontières maritimes du Liban, de la zone économique exclusive, ainsi que de la question de l'exploration et de l'exploitation des ressources naturelles qui se trouveraient dans les eaux territoriales libanaises.
« Nous voulons collaborer étroitement avec le gouvernement libanais sur cette question qui, de notre avis, est vitale pour l'avenir économique du Liban », a-t-il dit.
« Nous ferons tout ce qui est possible pour soutenir ce dossier. Bien entendu, le gouvernement libanais doit également prendre des initiatives en délimitant les frontières avec ses voisins », a ajouté M. Williams.
À la question de savoir s'il a examiné avec M. Williams la question du début de l'exploration du pétrole suscitée par le responsable onusien qui, la veille, avait encouragé le Liban à entamer au plus tôt ces travaux, comme l'a déjà fait Israël, M. Chami a répondu que la loi sur le pétrole a déjà été adoptée, précisant que dans sa dernière correspondance avec le secrétaire général de l'ONU, il avait mentionné les règles juridiques prévues par les conventions internationales de droit maritime et les accords délimitant les frontières terrestres et maritimes libanaises. « Par conséquent, a ajouté M. Chami, l'État libanais se prépare actuellement à adopter les décrets d'application pour l'exploitation du gaz et du pétrole dans la zone économique exclusive. Nous espérons que ces décrets seront adoptés au plus tôt. »

