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Nos lecteurs ont la parole

Cinq bonnes raisons pour répondre
 présent le 14 mars

Par Joseph HADDAD
On manifeste rarement « pour » quelqu'un. Les manifestations se déroulent généralement « contre » quelqu'un ou contre quelque chose.
La grande majorité des Libanais présents le 14 mars 2005 étaient là non pas « pour » Hariri mais « contre » la dictature et la présence syriennes.
Pour la première fois depuis 1975, justice va être rendue dans les assassinats politiques. Non pas une justice tronquée et maquillée, dont on a été coutumier, mais une justice libre et indépendante, qui est notre seule chance de prétendre mettre une fin à ces odieux crimes politiques.
Le pays est actuellement en grand danger. Le danger d'un retour en arrière. Le danger de l'omnipotence des armes d'une milice paramilitaire qui bafoue toutes les lois et les institutions avec une mauvaise foi insolente. Le crime et le mensonge éhonté deviennent des réalités et des vérités assénées à force de discours virulents et haineux. Le blanc devient noir, le mal devient bien. Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose, disait Voltaire. Chez ces gens-là, la pensée unique est le seul programme toléré. Toute forme de contestation ou de doute est synonyme de collusion avec l'ennemi.
C'est contre cela qu'il faut être présent le 14 mars 2011. Ce n'est pas pour un leader politique mais contre les armes illégales qui forment ou font tomber des gouvernements, contre ces même armes qui décident de la paix ou de la guerre sans consulter personne, contre tous ceux qui, à des fins politiques personnelles de bas niveau, les soutiennent, contre un retour aux années de la répression, contre l'esprit mesquin et revanchard des autres, contre ceux qui ne respectent plus rien et insultent sans vergogne même les instances religieuses lorsque celles-ci émettent un avis contraire au leur, contre le niveau des discours politiques de ces mêmes gens, contre ceux qui croient que les Libanais en ont marre et qu'ils avaleront n'importe quoi pourvu qu'on leur fiche la paix, contre l'émigration de la jeunesse qui ne veut plus d'un pays en état de guerre permanent, contre les meurtres impunis... La liste est longue. 
Mais aussi pour le Liban. Notre Liban. Celui dans lequel on croit
On manifeste rarement « pour » quelqu'un. Les manifestations se déroulent généralement « contre » quelqu'un ou contre quelque chose.La grande majorité des Libanais présents le 14 mars 2005 étaient là non pas « pour » Hariri mais « contre » la dictature et la présence syriennes.Pour la première fois depuis 1975, justice va être rendue dans les assassinats politiques. Non pas une justice tronquée et maquillée, dont on a été coutumier, mais une justice libre et indépendante, qui est notre seule chance de prétendre mettre une fin à ces odieux crimes politiques.Le pays est actuellement en grand danger. Le danger d'un retour en arrière. Le danger de l'omnipotence des armes d'une milice paramilitaire qui bafoue toutes les lois et les institutions avec une mauvaise foi insolente. Le crime et le mensonge éhonté...
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