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Moyen Orient et Monde - Irak

Coup de colère contre les dirigeants irakiens

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier en Irak contre le manque de services publics, la corruption, le chômage ou encore l'incompétence de leurs dirigeants. La manifestation la plus importante, qui a rassemblé 2 000 personnes dans le centre de la capitale, s'est terminée dans le calme en début d'après-midi.
« Le pétrole pour le peuple, pas pour les voleurs », scandaient certains manifestants place Tahrir, dans le centre de Bagdad. « Où est passé l'argent du peuple ? » pouvait-on lire sur une pancarte. « La corruption est aussi un problème crucial. Nous vivons dans un pays riche en pétrole, mais nous n'avons pas d'électricité ni d'eau saine, pas d'infrastructures », a dénoncé Riad Abdullah, un écrivain de 39 ans.
Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes chiites du Sud, comme Nassiriya, Najaf, Fao ou Hilla. Un millier de personnes étaient aussi rassemblées dans le centre de la ville portuaire de Bassora, où la police a utilisé des canons à eau pour disperser la foule. Un cameraman travaillant pour la chaîne iranienne al-Alam a été blessé à Bassora dans des circonstances qui demeuraient floues, vraisemblablement dans des heurts avec la police.
Des interdictions de circuler avaient été décrétées dans l'ensemble des cinq provinces au nord de Bagdad n'appartenant pas à la région autonome du Kurdistan, ce qui a compliqué la tenue de manifestations. Pour autant, 1 500 personnes ont manifesté à Mossoul, dans la province de Ninive. Mais ailleurs, les forces de sécurité ont le plus souvent contrarié les plans des manifestants, voire interdit les rassemblements. À Samarra, la police a même empêché les fidèles d'assister à la prière du vendredi dans la grande mosquée.
(Source : AFP)
Plusieurs milliers de personnes ont manifesté hier en Irak contre le manque de services publics, la corruption, le chômage ou encore l'incompétence de leurs dirigeants. La manifestation la plus importante, qui a rassemblé 2 000 personnes dans le centre de la capitale, s'est terminée dans le calme en début d'après-midi. « Le pétrole pour le peuple, pas pour les voleurs », scandaient certains manifestants place Tahrir, dans le centre de Bagdad. « Où est passé l'argent du peuple ? » pouvait-on lire sur une pancarte. « La corruption est aussi un problème crucial. Nous vivons dans un pays riche en pétrole, mais nous n'avons pas d'électricité ni d'eau saine, pas d'infrastructures », a dénoncé Riad Abdullah, un écrivain de 39 ans.Des manifestations ont également eu lieu dans plusieurs villes chiites du Sud, comme...
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