L'annonce de son départ suit de quelques heures celle du ministre de l'Industrie et de la Technologie du gouvernement de transition, Mohamed Afif Chelbi, lui aussi membre du dernier cabinet du dirigeant renversé le mois dernier.
Cette double démission survient au lendemain de celle du Premier ministre Mohammed Ghannouchi, qui était le chef du gouvernement de transition après avoir été celui de l'ultime gouvernement Ben Ali.
Leur présence était contestée par les manifestants de la place de la Kasbah à Tunis qui réclament depuis une dizaine de jours le départ du gouvernement de transition et de M. Ghannouchi.
M. Ghannouchi a finalement été emporté par 48 heures de violences qui ont fait au moins six morts à Tunis et dans sa banlieue.
Il a été remplacé aussitôt par Béji Caïd Essebsi, 84 ans, un ancien ministre de Habib Bourguiba, père de l'indépendance et président tunisien de 1957 à 1987.
M. Chelbi, un technocrate qui a fait sa carrière dans les secteurs industriel et bancaire en Tunisie, avait été nommé en 2004 ministre de l'Industrie, de l'énergie et des petites et moyennes entreprises, puis en janvier 2010 ministre de l'Industrie et de la technologie, poste qu'il avait conservé dans le gouvernement de transition.
Le départ de M. Ghannouchi ne semblait pas avoir convaincu les protestataires qui campaient toujours lundi sur la place de la Kasbah.
"Nous maintenons notre sit-in jusqu'à la formation d'une Assemblée constituante et la reconnaissance du Conseil de protection de la révolution", a déclaré lundi à l'AFP le coordinateur du sit-in, Mohamed Fadhel, en référence à un collectif de l'opposition en cours de formation.


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