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Culture - Exposition

Les "Nouveaux monstres" : les robots jouent au croquemitaine à Toulouse

Des araignées géantes jettent leurs pattes sur le visiteur, une plante ronronne lorsqu'on la prend dans ses bras, un puits de miroir fait perdre le nord : l'exposition "Nouveaux monstres" au Théâtre national de Toulouse crée un monde troublant, aussi angoissant que séduisant.

"Shadow monsters", de Philip Worthington, permet de jouer avec son ombre pour créer des créatures monstrueuses.

Dans une salle, six énormes araignées sont suspendues et baignent dans le brouillard et la pénombre. Elles semblent dormir. Mais si l'on s'en approche, elles s'agitent en tous sens, agressant l'intrus avec leurs huit bras d'aluminium tandis que des spots lumineux éblouissent le malheureux. Les "Hysterical machines" de Bill Vorn (Canada), donnent le ton de ces "nouveaux monstres", "un univers de machines sonores qui permet de s'interroger sur la figure du croquemitaine à l'époque actuelle", note le commissaire de l'exposition, Charles Carcopino. Une dizaine d'artistes internationaux (France, États-Unis, Suède, Australie...) ont ainsi placé dans divers lieux du théâtre des dispositifs sonores et visuels, des projections, des automates, etc., qui font perdre leurs repères au visiteur. Entrer dans "Funhouse" de John Miserendino (USA) et Charles Carcopino (France), un cube de miroirs, c'est pénétrer dans un univers insondable : dans cet antre de reflets, des centaines de visages grimaçants récupérés sur YouTube, sont projetés sur une colonne qui semble monter et plonger à l'infini. Les "Hunting Trophies", trophées de chasse accrochés au mur, semblent quant à eux figés. Mais les têtes du phacochère, du chien... se tournent soudain pour suivre l'étranger, leurs yeux deviennent rouges et ils poussent un cri pour "exprimer leur mécontentement à avoir été chassés, traqués, tués, dépecés...", selon l'artiste, France Cadet (France). Avec "Ar_magic_system" de Lalalab (Espagne), deux ou plusieurs personnes peuvent échanger leur visage en temps réel, "Shadow monsters" de Philip Worthington (Royaume-Uni) permet de jouer avec son ombre pour créer des créatures monstrueuses, "Dream Diorama" de Mark Powell (Australie) illustre "les cauchemars peuplés de créatures" de l'artiste. Déboussolé, le visiteur peut se laisser envoûter par les ondes lumineuses et acoustiques de "Gong série cosmos" de Félicie d'Estienne d'Orves (France). Ou encore se réconforter auprès des plantes d'"Akousmaflore" de Scénocosme (France) : de vraies plantes (lierre et pothos) qui émettent curieusement un chant ou un ronronnement lorsqu'on les touche. "Avoir une réponse d'une plante, cela crée une émotion", glisse doucement l'artiste.
Dans une salle, six énormes araignées sont suspendues et baignent dans le brouillard et la pénombre. Elles semblent dormir. Mais si l'on s'en approche, elles s'agitent en tous sens, agressant l'intrus avec leurs huit bras d'aluminium tandis que des spots lumineux éblouissent le malheureux. Les "Hysterical machines" de Bill Vorn (Canada), donnent le ton de ces "nouveaux monstres", "un univers de machines sonores qui permet de s'interroger sur la figure du croquemitaine à l'époque actuelle", note le commissaire de l'exposition, Charles Carcopino. Une dizaine d'artistes internationaux (France, États-Unis, Suède, Australie...) ont ainsi placé dans divers lieux du théâtre des dispositifs sonores et visuels, des projections, des automates, etc., qui font perdre leurs repères au visiteur. Entrer dans "Funhouse" de John Miserendino...
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