Le patriarche maronite a par ailleurs reçu en son lieu de résidence, à l'École maronite de Rome, le ministre de l'Information Tarek Mitri et l'ancien député Samir Frangié. Ces derniers entendaient le féliciter pour le lever de voile de la statue de saint Maron à Rome. Les personnalités ont, de plus, abordé la situation au Liban et dans la région.
À l'issue de la visite, Tarek Mitri a salué l'importance du rôle du patriarche Sfeir à l'échelle nationale et chrétienne. « Il figure parmi les grands hommes concernés par le rôle des chrétiens dans la région, a déclaré M. Mitri. Il est aussi soucieux de préserver les spécificités libanaises, notamment la coexistence islamo-chrétienne », a-t-il affirmé.
Concernant la situation politique, M. Mitri a précisé que la discussion avait porté sur « les répercussions directes et indirectes des changements régionaux sur le Liban ». Le ministre a déploré que certains Libanais ne voient les changements régionaux qu'à travers leurs animosités et leurs sympathies personnelles.
Il a enfin estimé, à propos de la formation du gouvernement, qu'il n'est pas personnellement informé des dessous de l'affaire. Mais il a observé, concernant les pressions exercées, que celles-ci ne font qu'affaiblir le pouvoir. « Il y a constamment des changements dans les règles de l'action politique, au détriment du respect de la Constitution et du principe des institutions constitutionnelles libanaises », a déploré M. Mitri.
Également parmi les visiteurs du patriarche Sfeir, le président de la Fondation maronite dans le monde, l'ancien ministre Michel Eddé, le conseiller politique du Premier ministre démissionnaire, Daoud Sayegh, et le président du Comité de dialogue islamo-chrétien, Mohammad Sammak. Le patriarche Sfeir présidera ce soir le dîner annuel de la communauté maronite à Rome.


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