Rechercher
Rechercher

Dernières Infos

Libye: "autant d'avions" qu'il faudra pour évacuer les Britanniques (Hague)

Le chef de la diplomatie britannique William Hague s'est engagé mercredi à envoyer "autant d'avions que nécessaire", au besoin des avions militaires, pour rapatrier environ 540 Britanniques, dont 170 employés du pétrole "en danger" dans le désert libyen.
"Nous enverrons autant d'avions que nécessaire pour ramener nos ressortissants", a déclaré M. Hague à Londres.
Cependant si un premier avion affrété par des sociétés privées a bien décollé mercredi après-midi de londres-Gatwick avec des diplomates à bord, un autre appareil, affrété par le ministère des Affaires étrangères, était toujours cloué au sol en début de soirée, en raison d'un problème technique.
"Il y a des avions prêts à décoller plus près de la Libye ce soir (mercredi), et d'autres suivront demain (vendredi)", a été contraint d'ajouter en fin de journée M. Hague.
"Nous préférons bien sûr que les gens partent sur des vols commerciaux" ou, à défaut, empruntent des vols charters "plutôt que d'envoyer des avions militaires sans autorisation (des autorités libyennes), ce qui est d'évidence plus risqué pour la sécurité de tous, bien que nous n'excluions pas du tout de recourir à cette solution", a-t-il assuré.
M. Hague a aussi indiqué que la frégate britannique HMS Cumberland qui croisait en Méditerranée se trouverait prochainement à proximité des eaux territoriales libyennes, prête à contribuer à une évacuation en cas de besoin. Un second batiment va se diriger vers Benghazi, la deuxième ville de Libye, a-t-il précisé.
Selon M. Hague, 300 Britanniques se trouvent encore dans la capitale libyenne ou ses environs, 70 à Benghazi, tandis que jusqu'à 170 autres sont bloqués "dans une situation périlleuse et effrayante" dans des camps éparpillés à travers le désert.
La plupart de ces ressortissants bloqués dans le désert travaillent dans le secteur pétrolier. "Nous savons que certains ont été attaqués et détroussés", a affirmé M. Hague, en précisant qu'il étudiait avec d'autres gouvernements les moyens de les évacuer.
L'un de ces Britanniques, James Coyle, originaire d'Ecosse (nord), a décrit mercredi par téléphone à la BBC le cauchemar vécu par 300 étrangers, dont 90 Britanniques, bloqués dans l'un de ces camps.
Le groupe qui compte des Pakistanais, Allemands, Bangladeshis, Autrichiens et Roumains se trouve sans protection dans une base isolée, à deux heures et demi des deux grandes villes côtières libyennes, Benghazi (est) et Tripoli.
"Ils craignent pour leur vie" depuis que des pillards lourdement armés ont volé véhicules, congélateurs et nourriture, a raconté le témoin.
"Nous vivons un cauchemar et nous avons demandé au gouvernement britannique (de nous secourir) et ils nous ont totalement ignorés", a-t-il déclaré.
Accusé par l'opposition travailliste de réagir tardivement et timidement au chaos en Libye, le Premier ministre David Cameron en tournée dans le Golfe a assuré mercredi depuis le Qatar que son gouvernement mettait tout en oeuvre "pour rapatrier les gens par tous les moyens".
Après une escale au Caire, M. Cameron s'est rendu au Koweït et devait achever sa tournée à Oman, dans la foulée de sa visite au Qatar.
Le chef de la diplomatie britannique William Hague s'est engagé mercredi à envoyer "autant d'avions que nécessaire", au besoin des avions militaires, pour rapatrier environ 540 Britanniques, dont 170 employés du pétrole "en danger" dans le désert libyen."Nous enverrons autant d'avions que nécessaire pour ramener nos ressortissants", a déclaré M. Hague à Londres.Cependant si un premier avion affrété par des sociétés privées a bien décollé mercredi après-midi de londres-Gatwick avec des diplomates à bord, un autre appareil, affrété par le ministère des Affaires étrangères, était toujours cloué au sol en début de soirée, en raison d'un problème technique."Il y a des avions prêts à décoller plus près de la Libye ce soir (mercredi), et d'autres suivront demain (vendredi)", a été contraint d'ajouter en fin de...