Une manifestation massive a envahi hier le centre de Manama pour exiger la chute du gouvernement, en dépit des tentatives de conciliation du régime de cet État du Golfe.
OLJ /
le 23 février 2011 à 00h02
Les protestataires ont rempli une large avenue conduisant à la place de la Perle. Joseph Eid/AFP
Une manifestation massive a envahi mardi le centre de Manama pour exiger la chute du gouvernement, une foule estimée par des journalistes de l'AFP à plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup de femmes, a marché derrière les portraits des sept victimes de la répression des manifestations la semaine dernière. Aux chants de : « Le peuple veut la chute du régime », le slogan emblématique de la révolte égyptienne, la marche a rejoint les centaines de protestataires qui campent depuis des jours sur la place de la Perle, rebaptisée place Tahrir (place de la Libération). La foule était encadrée par un service d'ordre de volontaires portant des gilets orange. Aucune présence des forces de sécurité n'était visible, mais un hélicoptère a survolé la marche. « Non au dialogue ! Non au dialogue ! » scandait la foule, sourde aux promesses du prince héritier Salman ben Hamad al-Khalifa de procéder à des « réformes réelles ». Lundi, le roi Hamad ben Issa al-Khalifa avait cédé à l'une des revendications de l'opposition en ordonnant la libération de détenus chiites. L'opposition avait assuré être capable de mobiliser 100 000 personnes pour faire entendre ses revendications. Dans un communiqué, les sept mouvements de l'opposition, dont le puissant Wefaq chiite, ont renouvelé hier soir leur exigence d'une « véritable monarchie constitutionnelle ». Sur la place de la Perle, les protestataires affichaient leur détermination à en finir avec la monarchie bahreïnie. À Riyad, l'agence officielle saoudienne SPA a annoncé que le roi de Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa, était attendu aujourd'hui en Arabie saoudite, le jour même du retour dans son pays du roi saoudien, Abdallah. Le développement de cette crise est suivie avec inquiétude par l'Arabie voisine, dont les provinces orientales, riches en pétrole, et où vit une forte communauté chiite, sont reliées à l'archipel par un pont de 24 kilomètres. Depuis le début des troubles, l'Arabie saoudite a apporté un soutien sans faille à son petit voisin et invité l'opposition à accepter l'offre de dialogue par le pouvoir à Manama, tout en rejetant toute ingérence étrangère à Bahreïn.
Une manifestation massive a envahi mardi le centre de Manama pour exiger la chute du gouvernement, une foule estimée par des journalistes de l'AFP à plusieurs dizaines de milliers de personnes, dont beaucoup de femmes, a marché derrière les portraits des sept victimes de la répression des manifestations la semaine dernière. Aux chants de : « Le peuple veut la chute du régime », le slogan emblématique de la révolte égyptienne, la marche a rejoint les centaines de protestataires qui campent depuis des jours sur la place de la Perle, rebaptisée place Tahrir (place de la Libération). La foule était encadrée par un service d'ordre de volontaires portant des gilets orange. Aucune présence des forces de sécurité n'était visible, mais un hélicoptère a survolé la marche.« Non au dialogue ! Non au dialogue ! »...
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