Cinq chefs d'État africains ainsi que des dirigeants de l'ONU et de l'Union africaine étaient réunis hier à Nouakchott pour étudier des propositions destinées à sortir la Côte d'Ivoire de la crise. Selon le programme officiel de la rencontre, il devait y avoir dans un premier temps une présentation de leur rapport par les experts avec échange de vues puis un examen des options possibles au règlement de la crise. Les chefs d'État doivent aller aujourd'hui à Abidjan soumettre ces options aux deux rivaux ivoiriens et auront ensuite jusqu'au lundi 28 février pour présenter des solutions à caractère « contraignant » pour les deux camps. Mais la marge de manœuvre du panel est très étroite, les deux camps ayant émis de sérieux doutes sur sa composition et ses chances de réussite. Cette réunion se tient au moment où la Côte d'Ivoire connaît un regain de tension : au moins trois jeunes ont été tués par balles samedi à Abidjan lorsque les forces de l'ordre fidèles au président sortant Laurent Gbagbo ont dispersé des partisans de son rival Alassane Ouattara. « Trop, c'est trop, Gbagbo dégage » : près de trois mois après le scrutin du 28 novembre qui a plongé le pays dans la crise, le camp de M. Ouattara, reconnu président par une grande partie de la communauté internationale, voulait par cette opération suivre les traces des Tunisiens et des Égyptiens pour chasser le président sortant. Les manifestants avaient édifié des barricades de tables et de pneus enflammés. Pendant ce temps, la Côte d'Ivoire sombre dans un marasme financier et économique lourd de conséquences pour les habitants. La stratégie d'asphyxie tentée par M. Ouattara et ses alliés extérieurs a conduit cette semaine à la fermeture de la plupart des banques commerciales. Les filiales des banques françaises Société générale et BNP Paribas ont été dans la foulée réquisitionnées par le gouvernement Gbagbo, qui n'a toutefois pas dit comment il comptait avoir accès aux fonds.
Cinq chefs d'État africains ainsi que des dirigeants de l'ONU et de l'Union africaine étaient réunis hier à Nouakchott pour étudier des propositions destinées à sortir la Côte d'Ivoire de la crise. Selon le programme officiel de la rencontre, il devait y avoir dans un premier temps une présentation de leur rapport par les experts avec échange de vues puis un examen des options possibles au règlement de la crise. Les chefs d'État doivent aller aujourd'hui à Abidjan soumettre ces options aux deux rivaux ivoiriens et auront ensuite jusqu'au lundi 28 février pour présenter des solutions à caractère « contraignant » pour les deux camps. Mais la marge de manœuvre du panel est très étroite, les deux camps ayant émis de sérieux doutes sur sa composition et ses chances de réussite.Cette réunion se tient au moment où...
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