"Je vous demande (...) d'organiser un procès public pour que je puisse me défendre (et que) le peuple soit informé de la vérité", écrit M. Karoubi, qui se trouve en résidence surveillée depuis la semaine dernière.
Sahmanews précise qu'il s'agit du texte d'une lettre écrite à l'attention du chef de l'autorité judiciaire Sadegh Larijani.
Avec l'ancien premier ministre Mir Hossein Moussavi, M. Karoubi est devenu l'une des principales figures de l'opposition réformatrice après la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin 2009.
Les deux hommes ont été placés en résidence surveillée après avoir appelé à une manifestation de l'opposition qui a rassemblé des milliers de personnes le 14 février à Téhéran en dépit de son interdiction et d'une présence policière massive.
Les sites de l'opposition ont appelé à de nouveaux rassemblements antigouvernementaux dimanche à Téhéran pour commémorer le septième jour après la mort de deux jeunes tués le 14 février, dans des circonstances mal éclaircies.
Les autorités ont adressé samedi une ferme mise en garde contre toute nouvelle tentative de manifestation "illégale".
Pendant la semaine, de nombreux dirigeants conservateurs ont appelé à un procès rapide et à un "châtiment exemplaire" des deux opposants, accusés de "trahison". Certains ont même souhaité leur "pendaison", réclamée aussi par la foule lors d'une contre-manifestation organisée vendredi par le pouvoir.
M. Karoubi avait déjà déclaré à plusieurs reprises qu'il souhaitait faire l'objet d'un procès public. "Je resterai jusqu'au bout aux côtés des gens pour défendre leurs justes droits", a-t-il affirmé dans le texte publié dimanche.


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