Au lendemain d'un grand rassemblement de l'opposition dans la capitale qui avait dégénéré en violences dans la soirée, des heurts ont repris dans la banlieue de Balbala, en périphérie sud-est de la ville.
Des petits groupes d'émeutiers harcelaient avec des pierres les policiers qui répliquaient à coup de grenades lacrymogènes. Ces affrontements se déroulaient en plusieurs carrefours de Balbala, en particulier près de l'hôpital italien où une vingtaine de policiers en tenue anti-émeute étaient déployés.
Le nombre de manifestants ne cessaient d'augmenter au cours de la matinée dans ce quartier populaire, malgré l'action de la police.
Toujours à Balbala, une trentaine de jeunes gens bloquaient la circulation à un barrage improvisé sur une route conduisant au quartier voisin de Vietnam.
La situation dans la capitale elle-même, quadrillée par les forces de l'ordre, restait cependant calme en fin de matinée.
Les violences avaient éclaté vendredi soir près du stade Gouled à l'issue d'un rassemblement de plusieurs milliers de partisans de l'opposition exigeant le départ du pouvoir du président Guelleh, et revendiquant l'exemple des révolutions égyptienne et tunisienne.
Ces affrontements ont cessé vers 22H30 dans la capitale mais se sont poursuivis de façon sporadique à Balbala d'où venaient de nombreux manifestants.
Le gouvernement a dénoncé samedi ces "actes de violences et de vandalisme", accusant les protestataires d'avoir "attaqué" les forces de l'ordre, alors "dans l’obligation de faire usage de gaz lacrymogènes pour se protéger contre une foule surexcitée et violente".
Plusieurs véhicules ont été incendiés ainsi qu'une annexe du parti au pouvoir, le Rassemblement populaire pour le progrès (RPP), selon le ministère de l'Intérieur.
Aucun bilan de ces affrontements n'était pour l'instant disponible, de source officielle ou indépendante.


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