"Les agents et les chefs de la sédition (opposition, ndlr), qui (...) ont organisé le 25 Bahman (14 février) une manifestation (...), doivent savoir que le ministère de l'Intérieur agira conformément à la loi contre les séditieux et les chefs de la sédition", a déclaré le ministre.
Il a affirmé qu'ils avaient eu le soutien des "monafeghine (Moudjahidine du peuple, principal mouvement d'opposition armée au régime iranien, ndlr), des monarchistes et de voyous et canailles".
Plusieurs sites d'opposition, dont ceux des deux leaders Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, ont publié un appel à des rassemblements dimanche en mémoire aux victimes de la manifestation du 14 février à Téhéran.
Des milliers de personnes avaient participé à cette manifestation malgré son interdiction et une très forte présence policière. Ces manifestations ont également fait des blessés et entraîné de nombreuses arrestations.
"Nous invitons le peuple iranien à participer à des rassemblements pour le septième jour du martyre (de deux jeunes tués lundi, ndlr), dimanche à Téhéran et dans les autres villes du pays", a indiqué un communiqué du "Conseil de la coordination de la voie verte de l'espoir" publié par Sahamnews, le site de M. Karoubi, et Kaleme, celui de M. Moussavi.
Ce groupe, inconnu jusqu'alors, avait déjà appelé à la manifestation de lundi dans un communiqué repris par les sites d'opposition.
Les deux chefs de l'opposition sont depuis plusieurs jours en résidence surveillée étroite et n'ont plus aucun contact avec l'extérieur.
Le chef de l'autorité judiciaire, l'ayatollah Sadegh Larijani, les a accusés de "trahison" et a affirmé que la justice allait prochainement les juger.
Des dizaines de milliers de personnes ont réclamé leur "pendaison" lors d'une manifestation organisée par le pouvoir après la prière de vendredi à l'université de Téhéran.


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