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Liban - Citoyen Grognon

De crise en crise...

Nos dirigeants sont bien trop occupés à assurer leur place au sein du prochain gouvernement, pour se soucier du commun des mortels... En l'occurrence, du citoyen, confronté aux sempiternels soucis de la vie quotidienne.
Encore une fois, le citoyen doit se résoudre à ravaler sa frustration, à supporter l'insécurité, les coupures incessantes de courant, le manque d'eau potable, l'essence à prix d'or, la pagaille sur les routes, la sécurité sociale défaillante, la corruption des administrations, le chômage des jeunes, la baisse du niveau de vie... Alors que les dirigeants n'en finissent pas de se faire la nique, de se lancer à la tête les pires accusations, aveuglés par leur appartenance communautaire et leur soif de pouvoir.
Il en avait pourtant entendu des promesses, le citoyen. Et de belles ! Concernant l'amélioration de sa qualité de vie. Concernant les réformes. Concernant la démocratie, la justice et l'avenir brillant de la nation.
Envolées ces belles promesses ? Envolés les rêves de grandeur, de démocratie et de réformes ? Envolés surtout les espoirs du citoyen d'un avenir meilleur, d'un quotidien plus doux, d'un brin de bonheur, quoi ?
Il n'est pourtant pas très exigeant le citoyen libanais. Il rêve simplement d'une vie décente, où il pourrait subvenir aux besoins de sa famille, voir grandir et s'épanouir ses enfants en toute sécurité, leur assurer le meilleur enseignement et le bagage adéquat pour qu'à leur tour, ils deviennent des adultes bien pensants et responsables, des citoyens libres, soucieux de contribuer au développement et au rayonnement de leur pays.
Mais comme il l'a toujours fait en temps de crise, le citoyen doit s'oublier, laisser tomber ses revendications, s'adapter à la situation, aussi stressante soit-elle. Encore une fois. Sans rechigner.
Le problème est que les crises se répètent, se prolongent indéfiniment et ne prennent fin que pour déboucher sur de nouvelles crises, encore plus graves.
De crise en crise, il n'a jamais été prioritaire, le citoyen, et ce depuis des décennies. Ses causes croupissent au fond des tiroirs ou sont reléguées aux oubliettes. Entre-temps, ailleurs, les pays et les peuples évoluent. Le monde arabe aussi. Les dictateurs tombent. Leurs gouvernements aussi. Parce qu'ils n'ont pas su écouter le citoyen ni prêter l'oreille à ses aspirations et à ses besoins.
Toute patience a des limites, même celle du citoyen libanais.
Nos dirigeants sont bien trop occupés à assurer leur place au sein du prochain gouvernement, pour se soucier du commun des mortels... En l'occurrence, du citoyen, confronté aux sempiternels soucis de la vie quotidienne.Encore une fois, le citoyen doit se résoudre à ravaler sa frustration, à supporter l'insécurité, les coupures incessantes de courant, le manque d'eau potable, l'essence à prix d'or, la pagaille sur les routes, la sécurité sociale défaillante, la corruption des administrations, le chômage des jeunes, la baisse du niveau de vie... Alors que les dirigeants n'en finissent pas de se faire la nique, de se lancer à la tête les pires accusations, aveuglés par leur appartenance communautaire et leur soif de pouvoir.Il en avait pourtant entendu des promesses, le citoyen. Et de belles ! Concernant l'amélioration de...
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