Achat de denrées alimentaires, report d'acquisition de matériel militaire, distribution d'électricité gratuite, baisse du train de vie des hommes politiques : le gouvernement irakien multiplie les annonces susceptibles de mettre un frein à l'agitation sociale qui secoue le pays depuis quelques semaines. L'irritation des Irakiens contre l'incurie des pouvoirs publics n'est pas nouvelle, mais la multiplication des manifestations contre les coupures d'eau, d'électricité ou l'approvisionnement en vivres inquiète manifestement le Premier ministre chiite, Nouri al-Maliki, parfois directement visé par les protestataires. Jeudi, l'agitation est montée d'un cran avec des manifestations dans le Kurdistan, à Kirkouk dans le Nord, à Bassorah et à Nassir dans le Sud. À Souleimanieh, deux protestataires ont été tués par la police et 33 autres personnes ont été blessées. « Les mesures prises par les dirigeants politiques montrent qu'ils sont tendus », explique Gala Riani, consultant pour le Moyen-Orient auprès du cabinet IHS Global insight. Wayne White, spécialiste de la région au Middle East Institute, juge que « la réponse presque paniquée de Maliki à cette nouvelle agitation montre à quel point il se sent mal à l'aise ». Néanmoins, des analystes estiment peu probable un changement de régime comme en Tunisie ou en Égypte. « L'Irak a un gouvernement de coalition démocratiquement élu qui représente la société irakienne, ce qui est à l'opposé d'un pays contrôlé par une famille ou un seul homme. C'est très difficile d'organiser et de mener à bien une révolte contre un gouvernement qui est si varié et si hétérogène », juge Ranj Alaaldin, politologue à Next Century.
Achat de denrées alimentaires, report d'acquisition de matériel militaire, distribution d'électricité gratuite, baisse du train de vie des hommes politiques : le gouvernement irakien multiplie les annonces susceptibles de mettre un frein à l'agitation sociale qui secoue le pays depuis quelques semaines. L'irritation des Irakiens contre l'incurie des pouvoirs publics n'est pas nouvelle, mais la multiplication des manifestations contre les coupures d'eau, d'électricité ou l'approvisionnement en vivres inquiète manifestement le Premier ministre chiite, Nouri al-Maliki, parfois directement visé par les protestataires.Jeudi, l'agitation est montée d'un cran avec des manifestations dans le Kurdistan, à Kirkouk dans le Nord, à Bassorah et à Nassir dans le Sud. À Souleimanieh, deux protestataires ont été tués par la police et...
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