La blogueuse Tal al-Mallouhi accusée d’avoir collaboré avec la CIA
OLJ /
le 18 février 2011 à 23h48
La blogueuse syrienne Tal al-Mallouhi, condamnée lundi à 5 ans de prison par la Haute Cour de Sûreté de l'État à Damas, travaillait pour le compte de la CIA, le service de renseignement américain, a déclaré hier la porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères. « Nous avons connaissance des protestations émises (par les pays occidentaux) et nous avons souhaité fournir des explications au sujet de la condamnation » de Mallouhi, née en 1991 à Homs (centre de la Syrie), a indiqué Bouchra Kanafani à des journalistes. Selon elle, « à l'âge de 15 ans », Tal al-Mallouhi « avait été recrutée par un officier autrichien de la Fnuod (Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement sur le plateau du Golan, NDLR) qui lui a demandé de partir avec sa famille au Caire ». Elle avait alors quitté la Syrie pour l'Égypte le 29 septembre 2006, a précisé Mme Kanafani. Sur place, « un officier des renseignements américains l'a présentée à des (diplomates) américains de l'ambassade des États-Unis ». Ces derniers avaient alors demandé à la jeune femme de leur « fournir des informations sur le travail de l'ambassade de Syrie au Caire, notamment sur le troisième secrétaire Samer Raboou », selon Mme Kanafani. Ce dernier a fait l'objet d'« une tentative d'assassinat » le 17 novembre 2009, commise par les deux agents américains, et l'ambassade syrienne au Caire a intenté un procès contre ces deux diplomates. Mallouhi a également, à la demande de l'agent américain, « engagé des relations avec des officiers de la Sécurité syrienne » et « tenté de se rapprocher de responsables syriens », a indiqué Mme Kanafani.
La blogueuse syrienne Tal al-Mallouhi, condamnée lundi à 5 ans de prison par la Haute Cour de Sûreté de l'État à Damas, travaillait pour le compte de la CIA, le service de renseignement américain, a déclaré hier la porte-parole du ministère syrien des Affaires étrangères. « Nous avons connaissance des protestations émises (par les pays occidentaux) et nous avons souhaité fournir des explications au sujet de la condamnation » de Mallouhi, née en 1991 à Homs (centre de la Syrie), a indiqué Bouchra Kanafani à des journalistes. Selon elle, « à l'âge de 15 ans », Tal al-Mallouhi « avait été recrutée par un officier autrichien de la Fnuod (Force des Nations unies chargée d'observer le dégagement sur le plateau du Golan, NDLR) qui lui a demandé de partir avec sa famille au Caire ». Elle avait alors quitté...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.