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Égypte: un journal gouvernemental s'excuse pour sa couverture de la révolte

Les journalistes d'un quotidien gouvernemental égyptien, longtemps considéré comme un des principaux instruments de la propagande du régime, ont présenté mercredi des excuses pour la couverture "non-professionnelle" de la révolte contre le président Hosni Moubarak.
Al-Ahram "souhaite présenter ses excuses aux lecteurs et au grand peuple d'Egypte pour sa politique éditoriale non-professionnelle et non-éthique durant la révolution du 25 janvier", date du début des manifestations, selon une déclaration signée par 300 journalistes.
Le communiqué ajoute que les journalistes du journal ont été pendant des décennies "les otages de membres d'une hiérarchie choisis de manière non-professionnelle, sur la base de la loyauté au leader (Hosni Moubarak), à sa famille, au parti et aux services de sécurité".
Des salariés de journaux gouvernementaux protestent depuis plusieurs jours contre la couverture par leurs publications des événements qui ont poussé M. Moubarak à la démission après trois décennies de pouvoir, et réclament la démission des responsables nommés sous l'ancien système.
Le Réseau arabe pour l'information sur les droits de l'Homme (ANHRI), une organisation indépendante, a demandé que les responsables des journaux al-Ahram, Rose al-Youssef, al-Akhbar, al-Goumhouriya, al-Musawar et Octobre soient immédiatement remplacés, les accusant d'être passés du culte de M. Moubarak à celui du conseil militaire qui le remplace.
"La hiérarchie des journaux gouvernementaux a soutenu le dictateur Moubarak et en a fait un dieu. Maintenant elle fait de l'hypocrisie au rabais avec le conseil militaire", estime de directeur de l'ANHRI, Gamal Eid.


Les journalistes d'un quotidien gouvernemental égyptien, longtemps considéré comme un des principaux instruments de la propagande du régime, ont présenté mercredi des excuses pour la couverture "non-professionnelle" de la révolte contre le président Hosni Moubarak.Al-Ahram "souhaite présenter ses excuses aux lecteurs et au grand peuple d'Egypte pour sa politique éditoriale non-professionnelle et non-éthique durant la révolution du 25 janvier", date du début des manifestations, selon une déclaration signée par 300 journalistes.Le communiqué ajoute que les journalistes du journal ont été pendant des décennies "les otages de membres d'une hiérarchie choisis de manière non-professionnelle, sur la base de la loyauté au leader (Hosni Moubarak), à sa famille, au parti et aux services de sécurité".Des salariés de...