Le mufti de la République Mohammad Rachid Kabbani a ainsi appelé les Libanais à se tenir « unis face aux dangers » qui menacent la région, et à dépasser les conflits pour que le Liban puisse jouir d'une paix méritée et d'une stabilité qui le protégeront des « complots étrangers ».
Le dignitaire a surtout invité les Libanais à « s'accepter les uns les autres », quelles que soient leurs différences, dans l'intérêt du pays.
Le vice-président du Conseil supérieur chiite cheikh Abdel Amir Kabalan a lui aussi adressé une lettre aux Libanais dans laquelle il souligne « la coïncidence » entre le Maouled et la 6e commémoration de l'assassinat de Rafic Hariri et de ses compagnons. Il a souhaité que la formation du gouvernement de salut national se fasse rapidement, et que les Libanais œuvrent réellement à renforcer leur union.
Pour sa part, le cheikh Akl de la communauté druze Naïm Hassan a publié un communiqué dans lequel il a lui aussi souhaité « la formation rapide d'un gouvernement de salut national ».
Cheikh Naïm Hassan a affirmé qu'il est convaincu que « tous les dirigeants sont conscients de l'intérêt national, même s'ils divergent sur la manière et les moyens de le réaliser, ainsi que la façon de l'exprimer ».
« Nous appelons les Libanais à se serrer les coudes, a-t-il déclaré, et il est nécessaire que tous les responsables écoutent la voix du peuple, à l'aune des développements qui ont lieu dans la région. Nous leur demandons d'appliquer sur le terrain l'unité entre tous, et d'œuvrer en vue d'une unité réelle qui soit un vrai garde-fou contre toute dissension. Nous nous devons d'écouter avec attention la voix du peuple. »

