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Liban

Le CPL du Canada répond à Aoun

La petite phrase lancée par le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, concernant la commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, a suscité hier un tollé dans divers milieux politiques. Prié de commenter la décision du Premier ministre sortant de faire du 14 février une journée de chômage officiel, le général Aoun a en effet déclaré : « Que s'est-il passé le 14 février ? »
Commentant ces propos, le député Ammar Houry, membre du bloc parlementaire du Courant du futur, a notamment déclaré : « Nous avons pris connaissance des propos tenus par celui qui a usurpé la qualité d'ancien Premier ministre. Nous sommes dans l'attente de son prochain communiqué dans lequel il appuiera l'assassinat du président martyr Rafic Hariri. »
À Montréal, le conseil supérieur du Courant patriotique libre au Canada (dissident) a publié un communiqué dans lequel il répond violemment au général Aoun, déplorant que celui-ci « s'emploie à porter atteinte au souvenir des martyrs et à banaliser la signification du martyre en assumant sur ce plan le rôle de porte-parole quasi officiel du parti des armes » (le Hezbollah). « Comment peut-il se demander ce qui s'est passé le 14 février alors qu'il avait lui-même accusé le régime syrien, dans une interview à la télévision française, d'être responsable de l'assassinat de Rafic Hariri et des autres assassinats ? »
Et le CPL du Canada d'ajouter : « Comment celui qui a pris la fuite pour se réfugier à l'ambassade de France dès que le premier coup de feu a été tiré lors de l'opération du 13 octobre (1990) et qui a laissé ses soldats être égorgés pourrait-il comprendre la signification du martyre ? Nous ne pouvons que rendre hommage à la mémoire des martyrs Rafic Hariri et Bassel Fleyhane dont le sacrifice a constitué le point de départ de l'intifada de l'indépendance et de la révolution du Cèdre qui ont eu pour résultat le départ de l'armée syrienne après trois décennies d'occupation. » En conclusion, le CPL du Canada a réaffirmé son attachement aux résolutions internationales, notamment en ce qui concerne le Tribunal spécial pour le Liban.
Abondant dans le même sens, M. Élie Mahfoud, membre de la coalition du 14 Mars, a notamment souligné qu'« il ne faut pas s'étonner de voir que celui qui a laissé ses officiers et ses soldats (le 13 octobre 1990), et qui s'est enfui (le 13 octobre) puisse être fidèle au souvenir des martyrs ». « Il est déplorable de constater que certaines personnes ne manifestent aucun respect pour le martyre, alors que ces mêmes personnes avaient rendu visite à la famille Hariri en France le soir de l'assassinat et avaient accusé la Syrie d'avoir assassiné le Premier ministre du Liban, affirmant que le meurtre de Rafic Hariri allait accélérer le retrait de l'armée syrienne du Liban », a déclaré M. Mahfoud.
Notons enfin que le bureau d'information et des relations publiques du CPL a publié un communiqué répondant au député Ammar Houry, le qualifiant de « député dû au hasard » et affirmant que « sans les aounistes, le 14 février aurait été une date dont la signification n'aurait été connue que de ceux qui sont attachés à l'histoire de leur pays ».
La petite phrase lancée par le chef du Courant patriotique libre (CPL), Michel Aoun, concernant la commémoration de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, le 14 février 2005, a suscité hier un tollé dans divers milieux politiques. Prié de commenter la décision du Premier ministre sortant de faire du 14 février une journée de chômage officiel, le général Aoun a en effet déclaré : « Que s'est-il passé le 14 février ? » Commentant ces propos, le député Ammar Houry, membre du bloc parlementaire du Courant du futur, a notamment déclaré : « Nous avons pris connaissance des propos tenus par celui qui a usurpé la qualité d'ancien Premier ministre. Nous sommes dans l'attente de son prochain communiqué dans lequel il appuiera l'assassinat du président martyr Rafic Hariri. » À Montréal, le...
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