Après avoir exposé toutes les étapes du processus de modification du code du travail actuel, M. Harb a expliqué que le texte proposé est « en harmonie avec les accords internationaux et arabes conclus par le Liban et devra s'adapter à l'évolution de la situation économique et sociale du pays ».
Selon lui, ce texte offre aux salariés « une protection suffisante contre toute forme de discrimination liée au sexe, à la race, à la couleur de peau, à la religion, à l'appartenance religieuse ou à la condition sociale. Il est également plus juste et plus équitable à l'égard des deux acteurs de la production ».
Le nouveau code du travail propose des conditions strictes au travail des adolescents, règlemente les stages, impose une même rémunération des femmes et des hommes occupant un emploi égal.
Le texte prévoit aussi l'allongement de la durée du congé maternité à 10 semaines, contre 7 actuellement, et interdit le retour de la mère au travail moins de 50 jours après l'accouchement. Il autorise la mère qui allaite à prendre une heure par jour sur ses horaires de travail pour nourrir son enfant.
Il instaure également pour la première fois au Liban un congé paternité et un congé mariage. Quant au congé en cas de décès il est étendu aux membres de la famille jusqu'au quatrième degré, alors que la loi actuelle le limite au décès de l'un des parents ou des enfants. Pour ce qui est des vacances annuelles, leur durée devra augmenter en fonction de l'ancienneté de l'employé.
Le temps de travail est fixé à huit heures par jour ou 48 heures par semaine, avec une limite d'heures supplémentaires autorisées et l'obligation de compenser les heures travaillées pendant le week-end.
Selon M. Harb, les conditions de licenciement pour des raisons économiques ou techniques ont également été durcies, et le devoir d'indemnisation de l'employeur en cas de maladie professionnelle a été reconnu.


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