Rechercher
Rechercher

Économie - Énergie

Essence : le bras de fer prendra-t-il bientôt fin ?

Dans un contexte marqué par une « guerre froide » qui oppose depuis près de deux semaines le ministre démissionnaire de l'Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, à son homologue sortante aux Finances, Raya el-Hassan, au sujet de la baisse des droits d'accise sur l'essence, le ministre Bassil a enfin décidé hier de publier la liste hebdomadaire des prix des carburants, après que les importateurs de pétrole eurent suspendu dans la matinée leurs livraisons aux stations-service.
Toutefois, et contrairement au scénario de la semaine dernière, M. Bassil n'a pas approuvé cette fois-ci la hausse du prix de l'essence, de 100 livres pour le bidon 98 octanes et de 200 livres pour les 20 litres 95 octanes ; la grille des prix est donc demeurée inchangée. Le prix de l'essence a atteint la semaine dernière 37 000 livres pour les 20 litres d'essence 98 octanes, un record historique. Pour éviter qu'il ne grimpe encore plus, M. Bassil avait alors décidé de ne pas publier la liste des prix des carburants, avant de céder à la pression des importateurs de pétrole, qui avait menacé de fermer les vannes.

Retour à la normale aujourd'hui
Ces derniers n'ont d'ailleurs pas caché leur exaspération hier, dans un communiqué, face à « un bras de fer et une surenchère » des deux côtés. Ils avaient déjà réagi la semaine dernière en menaçant de suspendre leurs livraisons aux stations-service, mettant leurs menaces à exécution hier, avant de se rétracter dans la soirée en annonçant que les livraisons reprendront aujourd'hui. « Notre devoir est d'approvisionner le marché, et nous respecterons les prix fixés par le ministère », a ainsi indiqué à l'issue d'une réunion hier le président de l'Association des importateurs de pétrole, Maroun Chammas, qui a également exprimé le souhait qu'une solution à cette crise, qui affecte l'économie du pays comme le quotidien des citoyens, soit « rapidement trouvée avant mercredi prochain ».
À savoir que si le scénario devait se répéter la semaine prochaine en l'absence de compromis au sujet des taxes sur l'essence, entraînant une nouvelle suspension des livraisons aux stations-service, « les stocks des stations ne leur permettront d'approvisionner le marché qu'un jour ou deux, tout au plus », a souligné hier Raya el-Hassan, critiquant vivement la démarche de son homologue à l'Énergie lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à l'Institut des finances.
En attendant, les Libanais continuent de vivre dans l'incertitude, otages de ce ping-pong politique qui maintient en haleine tout un pays (voir la vidéo sur notre site en page d'accueil).

Dans un contexte marqué par une « guerre froide » qui oppose depuis près de deux semaines le ministre démissionnaire de l'Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, à son homologue sortante aux Finances, Raya el-Hassan, au sujet de la baisse des droits d'accise sur l'essence, le ministre Bassil a enfin décidé hier de publier la liste hebdomadaire des prix des carburants, après que les importateurs de pétrole eurent suspendu dans la matinée leurs livraisons aux stations-service. Toutefois, et contrairement au scénario de la semaine dernière, M. Bassil n'a pas approuvé cette fois-ci la hausse du prix de l'essence, de 100 livres pour le bidon 98 octanes et de 200 livres pour les 20 litres 95 octanes ; la grille des prix est donc demeurée inchangée. Le prix de l'essence a atteint la semaine dernière 37 000...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut