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Tunisie: la presse et des politiques critiquent l'obstination de Moubarak

La presse et des responsables politiques en Tunisie ont critiqué vendredi l'obstination du président égyptien Hosni Moubarak à s'accrocher à son poste, estimant que l'onde de choc déclenché par la révolte qui a chassé le régime de Ben Ali en Tunisie ne s'arrêtera plus.
"Cela s'appelle gagner du temps, le temps justement de partir, oui partir ce n'est pas le fort des dictatures arabes où le pouvoir absolu finit par se travestir en incantation messianique", écrit le quotidien Le Temps (privé).
M. Moubarak, sous la pression d'une contestation populaire sans précédent, a délégué jeudi soir ses prérogatives à son vice-président Omar Souleimane tout en s'accrochant à son poste, déclenchant la fureur des manifestants qui exigent son départ depuis plus de deux semaines.
Pour Le Temps, "Moubarak ne savait vraiment quoi dire hier (jeudi). Pour autant, il croit pouvoir réussir, l'espace d'un discours décousu et haché, le passage d'une dictature à un régime parlementaire de type turc".
"Encore, il était déphasé" , ajoute le journal pour qui "l'onde de choc déclenché par la révolution en Tunisie ne s'arrêtera plus".
"Il est dans le coma", "il n'a rien compris", titre en une le quotidien arabophone Assabah, montrant une photo du président Moubarak, le visage hagard.
"Moubarak, j'y suis, j'y reste", titre de son côté le Quotidien, un journal privé ajoutant que le Rais s'attache à son fauteuil et laisse la rue aux manifestants.
Cette obstination est aussi dénoncée par des groupes politiques tunisiens.
Pour Meya Jéribi, secrétaire général Parti démocratique progressiste (PDP, opposition) "la détermination du peuple égyptien à vouloir chasser Moubarak doit se concrétiser. Les peuples arabes ne veulent plus de demi mesures".
"Il faut qu'il parte, le peuple égyptien en a marre d'un régime corrompu", estime Jouneidi Abdeljawed, dirigeant du mouvement Ettajdid (ex-communiste).
"S'il n'a rien à se reprocher et veut rester dans son pays il doit accepter les appels du peuple", ajoute M. Abdeljawed, exprimant l'espoir que l'armée égyptienne défendra la transition vers une démocratie véritable et pacifique.
Le Parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT), interdit sous le régime Ben Ali qualifie l'attitude de Moubarak de "danse d'un un coq égorgé".
"C'est une dernière tentative de Moubarak de s'accrocher au pouvoir contre la volonté de son peuple", estime le chef du PCOT Hamma Hammami, affirmant toutefois que le sort du Raïs égyptien sera "le même" que celui de Zine EL Abidine Ben Ali, chassé du pays le 14 janvier après 23 ans de pouvoir par une révolte populaire.
Vendredi matin, des dizaines de milliers de manifestants ont commencé d'affluer par milliers place Tahrir au Caire pour une journée de mobilisation massive contre le président Moubarak, qui a provoqué leur colère en s'accrochant à son poste malgré la forte pression.
La presse et des responsables politiques en Tunisie ont critiqué vendredi l'obstination du président égyptien Hosni Moubarak à s'accrocher à son poste, estimant que l'onde de choc déclenché par la révolte qui a chassé le régime de Ben Ali en Tunisie ne s'arrêtera plus."Cela s'appelle gagner du temps, le temps justement de partir, oui partir ce n'est pas le fort des dictatures arabes où le pouvoir absolu finit par se travestir en incantation messianique", écrit le quotidien Le Temps (privé).M. Moubarak, sous la pression d'une contestation populaire sans précédent, a délégué jeudi soir ses prérogatives à son vice-président Omar Souleimane tout en s'accrochant à son poste, déclenchant la fureur des manifestants qui exigent son départ depuis plus de deux semaines.Pour Le Temps, "Moubarak ne savait vraiment quoi dire...