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Moyen Orient et Monde - Violences

L’Inde et le Pakistan vont reprendre leurs pourparlers de paix

Un kamikaze en uniforme d'écolier tue 31 soldats pakistanais à Mardan.

Des funérailles officielles ont été tenues pour les victimes de l’attentat-suicide à Mardan, hier. Photo Reuters

L'Inde et le Pakistan ont annoncé hier être d'accord pour reprendre leur dialogue de paix suspendu après les attentats de Bombay en 2008, qui avaient fait 166 morts et furent attribués par New Delhi à un commando islamiste basé au Pakistan. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, rencontrera en juillet en Inde son homologue, S. M. Krishna, « pour passer en revue les progrès du processus de dialogue », ont annoncé les deux pays rivaux d'Asie du Sud dans des communiqués séparés. Une rencontre au niveau des secrétaires d'État aux Affaires étrangères devrait avoir lieu dans l'intervalle pour aborder, notamment, « l'antiterrorisme, la situation au Cachemire, la paix et la sécurité, ainsi que les questions économiques ».
La décision a été prise lors d'une rencontre dimanche entre la secrétaire d'État indienne aux Affaires étrangères, Nirupama Rao, et son homologue pakistanais, Salman Bashir, en marge d'un sommet régional à Thimphu, la capitale du Bhoutan. « Ils ont convenu de reprendre le dialogue sur tous les sujets », indiquent les deux ministères. Un porte-parole du ministère indien des Affaires étrangères, Vishnu Prakash, avait indiqué plus tôt à l'AFP que les autorités des deux pays se rencontreraient au cours « des prochaines semaines et des prochains mois » pour « faire un nécessaire travail de base ». Il n'a toutefois pas indiqué s'il s'agissait d'une reprise à part entière du processus de paix, connu sous le nom de « dialogue composite », entamé en 2004. « Il y a toujours une approche pas à pas qui est nécessaire pour réduire le déficit de confiance », a-t-il toutefois prévenu, ajoutant : « Nous essayons de trouver un moyen de faire avancer le processus. »
Interrogé par l'AFP, Kalim Bahadur, professeur à la retraite des études sur l'Asie du Sud à l'université Jawaharlal Nehru de New Delhi, a toutefois émis une note de prudence concernant une possible avancée sur le chemin du dialogue. « Le déficit de confiance est toujours très manifeste, donc je ne vois vraiment pas où cela peut conduire à court terme », a-t-il jugé. Pour leur part, les États-Unis espèrent que ces pourparlers seront « productifs ». « L'idée de les voir participer à des négociations de paix est quelque chose que le président encourage (...) », a déclaré le porte-parole du président américain Barack Obama, Robert Gibbs.
Sur un autre plan, 31 soldats ont été tués hier dans le nord-ouest du Pakistan par un adolescent en uniforme d'écolier. Le jeune kamikaze a fait exploser sa bombe dans un camp militaire à Mardan, une petite ville-garnison, au moment du passage en revue matinal des jeunes recrues. Les talibans alliés à el-Qaëda ont immédiatement revendiqué l'attaque auprès de l'AFP. « Le kamikaze était un adolescent, de 14 ou 15 ans », a déclaré à l'AFP Abdullah Khan, un officier de la police de Mardan. « Il ne faisait pas partie des élèves de l'école qui est dans le cantonnement militaire, il est venu de l'extérieur, mais il portait le même uniforme que les étudiants », a ajouté l'officier. Cette attaque est le dixième attentat en deux semaines au Pakistan.

L'Inde et le Pakistan ont annoncé hier être d'accord pour reprendre leur dialogue de paix suspendu après les attentats de Bombay en 2008, qui avaient fait 166 morts et furent attribués par New Delhi à un commando islamiste basé au Pakistan. Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Shah Mehmood Qureshi, rencontrera en juillet en Inde son homologue, S. M. Krishna, « pour passer en revue les progrès du processus de dialogue », ont annoncé les deux pays rivaux d'Asie du Sud dans des communiqués séparés. Une rencontre au niveau des secrétaires d'État aux Affaires étrangères devrait avoir lieu dans l'intervalle pour aborder, notamment, « l'antiterrorisme, la situation au Cachemire, la paix et la sécurité, ainsi que les questions économiques ».La décision a été prise lors d'une rencontre dimanche entre la...
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