Tunisie: Le principal syndicat veut des négociations sociales "rapides"
OLJ /
le 10 février 2011 à 16h33
La principale centrale syndicale de Tunisie a appelé jeudi le gouvernement à engager "rapidement" des négociations afin de résorber les tensions sociales qui secouent le pays depuis trois semaines, reconnaissant être désormais "débordée" par sa base. "Il est de l'intérêt du gouvernement d'engager rapidement des négociations avec la centrale syndicale car la situation sociale est explosive", a dit à l'AFP un dirigeant de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT). Abid Briki réagissait à la déclaration du président intérimaire, Foued Mebazaa, qui a annoncé mercredi soir l'ouverture "prochainement" de "négociations sociales à l'échelle nationale". Des grèves organisées ou spontanées ont paralysé plusieurs secteurs économiques depuis la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, et la grogne sociale continue de monter dans les catégories les plus défavorisées de la population. Le gouvernement de transition de Mohamed Ghannouchi a multiplié les appels à la population, avertissant que le pays risquait de "s'écrouler" si les débrayages massifs et manifestations parfois émaillées de violences se poursuivaient. "Il y a des réponses immédiates que le gouvernement peut apporter, à savoir la titularisation des centaines de milliers de contractuels qu'il faut intégrer dans les entreprises", a dit M. Briki qui a prôné également une réforme "radicale" de la législation du travail et un examen "sérieux" d'une vieille demande de la centrale syndicale pour la création d'une caisse de chômage. "Nous n'encadrons pas tous les mouvements de grèves", a-t-il reconnu, interrogé sur l'ampleur de la contestation sociale auquel le pays est confronté.
La principale centrale syndicale de Tunisie a appelé jeudi le gouvernement à engager "rapidement" des négociations afin de résorber les tensions sociales qui secouent le pays depuis trois semaines, reconnaissant être désormais "débordée" par sa base."Il est de l'intérêt du gouvernement d'engager rapidement des négociations avec la centrale syndicale car la situation sociale est explosive", a dit à l'AFP un dirigeant de l'Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).Abid Briki réagissait à la déclaration du président intérimaire, Foued Mebazaa, qui a annoncé mercredi soir l'ouverture "prochainement" de "négociations sociales à l'échelle nationale".Des grèves organisées ou spontanées ont paralysé plusieurs secteurs économiques depuis la fuite du président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier, et la grogne...
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