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Egypte: les Frères musulmans assurent ne pas vouloir le pouvoir

Les Frères musulmans, principale force d'opposition en Egypte, ont assuré mercredi ne pas "rechercher le pouvoir" malgré leurs appels nourris au départ immédiat du président Hosni Moubarak, confronté depuis plus de deux semaines à une contestation sans précédent. "Les Frères musulmans ne recherchent pas le pouvoir. Nous ne voulons pas y participer pour le moment (...). Ils ne peuvent pas être la force dominante", a affirmé Mohamed Moursi, un haut responsable du mouvement, lors d'une conférence de presse. "Ce n'est pas une personne, un parti ou un groupe qui mène les manifestations. Personne ne peut prétendre qu'il mène la foule", a ajouté ce responsable de la puissance confrérie, officiellement interdite par les autorités égyptiennes depuis plus d'un demi-siècle. "Nous sommes avec la volonté du peuple, avec la majorité du peuple égyptien. Nous ne sommes pas la majorité", a-t-il insisté, rappelant que la confrérie ne souhaitait pas présenter de candidat à la prochaine élection présidentielle. "Le président doit quitter son poste. Une nouvelle ère doit commencer", a soutenu M. Moursi. "Le régime est tombé, il doit désormais partir. C'est la seule revendication (actuellement). Il n'est pas question de parler de vestiges du régime", a-t-il ajouté. Les Frères musulmans participent aux côtés d'autres forces de l'opposition à un dialogue avec le régime, initié par le vice-président Omar Souleimane, mais selon M. Moursi, ce dialogue entamé dimanche semble manquer de "sérieux". "Certains semblent croire qu'il s'agit d'un monologue. Nous voulons un dialogue", a-t-il expliqué. Mercredi après-midi, des milliers de personnes étaient toujours mobilisées sur la place Tahrir au Caire, au 16ème jour de la contestation populaire dans le plus peuplé des pays arabes.
Les Frères musulmans, principale force d'opposition en Egypte, ont assuré mercredi ne pas "rechercher le pouvoir" malgré leurs appels nourris au départ immédiat du président Hosni Moubarak, confronté depuis plus de deux semaines à une contestation sans précédent. "Les Frères musulmans ne recherchent pas le pouvoir. Nous ne voulons pas y participer pour le moment (...). Ils ne peuvent pas être la force dominante", a affirmé Mohamed Moursi, un haut responsable du mouvement, lors d'une conférence de presse. "Ce n'est pas une personne, un parti ou un groupe qui mène les manifestations. Personne ne peut prétendre qu'il mène la foule", a ajouté ce responsable de la puissance confrérie, officiellement interdite par les autorités égyptiennes depuis plus d'un demi-siècle. "Nous sommes avec la volonté du peuple, avec la...