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Une eurodéputée réclame la tête de l'ambassadeur de l'UE à Tunis

L'eurodéputée écologiste Hélène Flautre, spécialiste des droits de l'Homme au Maghreb, a réclamé mercredi le remplacement de l'ambassadeur de l'Union européenne à Tunis, son bilan sous l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali ne pouvant faire de lui "l'homme de la transition démocratique". "Je ne vois pas comment il peut être l'homme de la transition démocratique", a déclaré à l'AFP Mme Flautre, de retour d'une visite sur place. "L'UE a besoin d'un représentant en Tunisie qui ait au moins la confiance des acteurs du changement", alors qu'Adrianus Koetsenruijter, du temps du président Ben Ali, "ne s'autorisait même plus les contacts avec les associations qui n'étaient pas légales" contrairement à ses prédécesseurs, a accusé Mme Flautre. Chef de la délégation de l'UE à Tunis depuis février 2008, le Néerlandais Adrianus Koetsenruijter "est l'homme qui a collaboré avec le régime de Ben Ali, qui n'a pas parlé des violations des droits de l'Homme", a dénoncé Mme Flautre. L'UE a, durant des années, versé au régime de Ben Ali des aides dans le cadre d'un projet de modernisation de la justice, mais M. Koetsenruijter n'a "même pas été jusqu'à reconnaître que cela n'a pas été possible de moderniser la justice, que ce projet était une vaste blague", a déploré l'eurodéputée. Le service diplomatique européen n'était pas immédiatement joignable pour réagir. Parmi les missions de la délégation de l'UE à Tunis, qui emploie une cinquantaine de personnes et a rang d'ambassade, figure le "dialogue permanent avec les autorités, les milieux économiques et la société civile". "Le suivi de la mise en oeuvre de l'Accord d'Association UE-Tunisie constitue une partie importante de son activité", précise-t-elle sur son site internet. Cet accord comprend un volet consacré au respect des droits de l'Homme, et il peut être suspendu en cas de violation grave. Mme Flautre, qui a rencontré M. Koetsenruijter à Tunis, lui reproche également de ne pas avoir de "regard critique" sur le passé, contrairement aux dirigeants européens eux-mêmes. Au dernier sommet européen, ces derniers s'étaient en effet prononcés en faveur d'un "soutien plus efficace à l'avenir pour les pays qui poursuivent des réformes politiques et économiques", notamment dans le cadre de la politique de voisinage de l'UE.
L'eurodéputée écologiste Hélène Flautre, spécialiste des droits de l'Homme au Maghreb, a réclamé mercredi le remplacement de l'ambassadeur de l'Union européenne à Tunis, son bilan sous l'ex-président Zine El Abidine Ben Ali ne pouvant faire de lui "l'homme de la transition démocratique". "Je ne vois pas comment il peut être l'homme de la transition démocratique", a déclaré à l'AFP Mme Flautre, de retour d'une visite sur place. "L'UE a besoin d'un représentant en Tunisie qui ait au moins la confiance des acteurs du changement", alors qu'Adrianus Koetsenruijter, du temps du président Ben Ali, "ne s'autorisait même plus les contacts avec les associations qui n'étaient pas légales" contrairement à ses prédécesseurs, a accusé Mme Flautre. Chef de la délégation de l'UE à Tunis depuis février 2008, le Néerlandais...