"Le président Moubarak est en faveur d'une véritable passation du pouvoir, il n'a aucun problème avec ça", a indiqué M. Souleimane lors d'une rencontre avec les rédacteurs en chef de la presse gouvernementale.
Sous la pression de la rue, le président Moubarak a annoncé le 1er février qu'il ne briguerait pas un sixième mandat en septembre.
"Mais, a-t-il ajouté, il s'agit de penser à l'avenir de l'Egypte, et à celui qui va mener (le pays) à l'avenir, non pas à sa personne, mais à ses qualifications et ses orientations" politiques, un message qui semble viser les jeunes et les Frères musulmans, première force d'opposition.
"La révolution des jeunes a ses côtés positifs, mais il faut prendre garde à ne pas s'embourber dans ses côtés négatifs", a prévenu le vice-président.
La contestation contre le président égyptien Hosni Moubarak s'est intensifiée mardi avec le défilé de centaines de milliers de personnes au Caire et en province, les manifestations les plus importantes depuis le début du mouvement le 25 janvier.
Critiquant les "ingérences étrangères" dans les affaires de l'Egypte, sans nommer un pays en particulier, M. Souleimane a souligné que "les pressions ne seront jamais bénéfiques à la société, ce sont plutôt une invitation à davantage de chaos".
"Nous sommes convaincus que l'Egypte est visée. Pour eux, ce qui se passe est une occasion non pas pour le changement, mais (...) pour affaiblir l'Egypte et semer un chaos que Dieu seul sait quand il prendra fin", a-t-il poursuivi.
Il a également accusé sans les nommer des "éléments de fournir des armes et de menacer la sécurité nationale dans le Nord-Sinaï", où des attaques contre les symboles de l'Etat se sont multipliées ces deux dernières semaines.


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