Il est "vital que des élections aient lieu cette année" et qu'elles se déroulent de "manière libre, transparente et démocratique", a dit à la presse M. Hague après des entretiens avec le Premier ministre Mohammed Ghannouchi et celui de la Coopération internationale, Nouri Jouini.
"La liberté d'expression doit être respectée et il faut qu'une date pour ces élections soit fixée bientôt afin que les Tunisiens aient confiance dans le processus (la transition démocratique) et constatent des progrès irréversibles", a-t-il ajouté.
"Nous félicitons le gouvernement de transition pour avoir écouté les préoccupations du peuple et entamé un important processus de réformes", a dit M. Hague qui est resté quelques heures en Tunisie, première étape d'une tournée en Afrique du Nord et au Proche-Orient.
M. Hague a par ailleurs annoncé une enveloppe de 5 millions de livres (5,9 M euros) pour soutenir des projets dans plusieurs pays du Moyen orient, dont la Tunisie, dans les domaines de la justice, la liberté d'expression, les institutions démocratique et la société civile.
A Bruxelles, des députés européens ont appelé mardi à une conférence de donateurs pour la Tunisie pour coordonner l'aide internationale à la transition démocratique entamée après la chute du régime de Ben Ali.
Pour sa part, le commissaire européen chargé de l'Elargissement Stefan Füle a déclaré à Rabat que L'UE avait mis en place un plan d'aide en faveur de la Tunisie et de l'Egypte afin de répondre à leurs "nouveaux besoins" et "pour apporter un large soutien au processus de transition" dans ces pays.
Dans une interview au quotidien français Libération parue mardi, le ministre tunisien du Développement régional Néjib Chebbi, a évalué à 5 milliards de dinars (2,58 milliards d'euros) à terme les pertes pour l'économie enregistrées lors de la Révolution du jasmin, soit 4% du PIB.


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