Ces critiques ont été émises par Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, qui furent un temps des piliers du régime islamique, trois jours avant la célébration du 32ème anniversaire de la révolution islamique.
"Actuellement, le régime se dissimule derrière cette idée que s'il n'existait pas, la religion disparaîtrait, et en rappelant constamment ce risque, il essaie de rallier les sphères religieuses de la société et de les rassembler derrière lui", écrivent les deux opposants dans un communiqué.
"Mais en réalité, ce qui fait du tort à l'atmosphère religieuse de la société (iranienne), est l'attitude oppressive et anti-religieuse du régime lui-même", ajoutent-ils dans ce communiqué commun mis en ligne sur leurs sites internet, Sahamnews et Kaleme.com.
MM. Moussavi et Karoubi sont devenus de sévères critiques du régime depuis l'élection présidentielle de juin 2009, à laquelle ils étaient tous les deux candidats, mais qui a été remportée par le président sortant Mahmoud Ahmadinejad.
Aucun d'eux n'a reconnu la victoire de M. Ahmadinejad, due selon eux à des fraudes massives.
Cette situation a plongé la république islamique dans l'une des pires crises politiques qu'elle ait connu depuis son instauration en 1979. D'importantes manifestations dans les rues du pays ont ébranlé le régime et divisé l'élite cléricale iranienne, mais la répression a été brutale.
Des dizaines de personnes ont été tuées, des milliers arrêtées.
MM. Moussavi et Karoubi ont appelé à un rassemblement le 14 février pour soutenir les soulèvements dans le monde arabe. Selon certains observateurs, il pourrait s'agir d'un stratagème visant à rassembler leurs partisans pour exprimer leur opposition au gouvernement de M. Ahmadinejad.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine