« Le plan a été mis en veilleuse après que le Hezbollah eut fait tomber le gouvernement libanais », a déclaré à l'AFP un haut responsable israélien qui a requis l'anonymat.
« Israël a accepté de remettre le contrôle de cette partie du village à la Finul, mais il était entendu qu'il faudrait également un feu vert du gouvernement libanais » sur la mise en application de ce retrait, a-t-il précisé.
Selon lui, il « est impossible dans l'état actuel de parvenir à une telle entente avec les autorités libanaises ».
Le gouvernement israélien avait accepté en novembre « le principe d'une proposition de l'ONU et du commandant de la Finul sur le retrait des forces israéliennes de la partie nord de Ghajar et leur redéploiement au sud de la ligne bleue », sans fixer de date.
Après le retrait israélien du Liban-Sud en 2000, l'ONU a tracé une ligne bleue fixant la frontière entre les deux pays, qui place la partie nord du village au Liban et la partie sud dans le Golan syrien occupé par Israël depuis 1967.
Les habitants de Ghajar, des alaouites d'origine syrienne, ont demandé et obtenu la nationalité israélienne, et conservé également la nationalité syrienne. Ils ont exprimé à plusieurs reprises leur refus d'une partition du village.
En 2006, l'armée israélienne a réoccupé la partie nord de Ghajar, où vivent quelque 1 500 personnes.
La Finul a demandé à Israël de se retirer de la partie nord de Ghajar en vertu de la résolution 1701.
Il convient d'indiquer que dans une déclaration à la presse, le porte-parole officiel de la Finul a indiqué que la force onusienne n'a pas été informée par Israël d'un quelconque changement de sa position concernant le retrait de Ghajar.


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