Les autorités égyptiennes ont déjà interdit depuis le 30 janvier à la chaîne, qui couvre largement le soulèvement contre le président Hosni Moubarak, de travailler en Égypte. /EPA
M. Yousef serait de son côté toujours retenu par les autorités égyptiennes.
La chaîne, qui couvre largement le soulèvement contre le président Hosni Moubarak, a toujours eu des relations tendues avec le gouvernement égyptien.
Basée au Qatar, Al-Jazira avait annoncé vendredi que des inconnus avaient saccagé son bureau au Caire et détruit ses équipements. Cette attaque "semble être une nouvelle tentative du régime ou de ses partisans d'empêcher Al-Jazira de couvrir les événements" en Égypte, avait-elle affirmé.
Après son interdiction en Égypte, la chaîne avait estimé que cette décision visait à "faire taire le peuple égyptien".
La diffusion des émissions de la chaîne a été interrompue sur le satellite relevant du gouvernement égyptien, Nilesat. La chaîne a aussi affirmé que ses émissions subissaient des brouillages sur d'autres satellites diffusant dans tout le monde arabe.
L'ensemble de ses journalistes se sont vu révoquer leur accréditation en Égypte et neuf de ses reporters ont été brièvement arrêtés ces derniers jours, selon elle.
De nombreux journalistes étrangers ont été pris pour cible en Égypte ces derniers jours, surtout par des personnes les accusant de déstabiliser le régime. Les interpellations se sont succédées et des manifestants pro-Moubarak ont harcelé des journalistes jusque dans leurs hôtels, selon des médias.
Le ministre égyptien des Finances Samir Radwan a présenté ses excuses vendredi pour tous les cas de "mauvais traitements" infligés aux journalistes.

