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Liban

L’Occident comme horizon

Quelles solutions peuvent espérer les réfugiés irakiens? Le HCR dispose habituellement de trois options. L'intégration dans le pays d'accueil est à écarter, le Liban ne pouvant les accueillir durablement. « Le Liban fait preuve d'une grande hospitalité, affirme Ziad Ayad du HCR. Les pays voisins de l'Irak n'ont pas les ressources nécessaires pour les accueillir. » La solution d'un rapatriement volontaire à grande échelle a finalement été écartée. 47 réfugiés irakiens ont reçu une aide au retour volontaire en Irak de 100$ par adulte et 50$ pour les moins de 18 ans en 2010. Le HCR reconnaît que « le programme ciblait un plus grand nombre d'Irakiens, mais la situation de sécurité en Irak demeure instable et caractérisée par des violations massives et ciblées des droits de l'homme dans de nombreuses régions du pays. Cela nuit à la perspective de retour ». L'ambassade irakienne aiderait aussi les candidats au retour en leur donnant une subvention et un bout de terrain.
Ainsi, la réinstallation dans un pays tiers demeure aujourd'hui la seule solution. En 2010, 1 920 Irakiens ont été réinstallés, principalement aux États-Unis, en Australie ou au Canada, et 2 920 réfugiés ont déposé un dossier de réinstallation. « Malgré les déclarations de plusieurs pays occidentaux se disant prêts à accueillir des réfugiés irakiens chrétiens sur leur sol suite à l'attentat contre la cathédrale de Bagdad, aucun pays n'a encore confirmé ses quotas », constate Ziad Ayad.
Les réfugiés irakiens restent entre 6 mois et 6 ans au Liban dans l'attente de leur départ. Azad Iliyah, lui, aimerait être réinstallé en Allemagne. Mais sans y croire vraiment. Il pense plutôt être accueilli aux États-Unis, comme le sont la majorité de ses compatriotes. De sa mallette, il sort des photos de sa vie à Bagdad et les contemple une à une, souvenirs d'une époque déjà révolue. Le départ d'Irak, c'est une grande page qui se tourne. Une nouvelle page blanche reste à écrire, aux États-Unis, en Australie ou ailleurs. Pour lui comme pour tant d'autres.
Quelles solutions peuvent espérer les réfugiés irakiens? Le HCR dispose habituellement de trois options. L'intégration dans le pays d'accueil est à écarter, le Liban ne pouvant les accueillir durablement. « Le Liban fait preuve d'une grande hospitalité, affirme Ziad Ayad du HCR. Les pays voisins de l'Irak n'ont pas les ressources nécessaires pour les accueillir. » La solution d'un rapatriement volontaire à grande échelle a finalement été écartée. 47 réfugiés irakiens ont reçu une aide au retour volontaire en Irak de 100$ par adulte et 50$ pour les moins de 18 ans en 2010. Le HCR reconnaît que « le programme ciblait un plus grand nombre d'Irakiens, mais la situation de sécurité en Irak demeure instable et caractérisée par des violations massives et ciblées des droits de l'homme dans de nombreuses régions du...
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