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Liban

Une non-existence légale

Le principal problème des réfugiés irakiens au Liban n'est pas tant d'ordre financier que légal. La plupart des Irakiens entrent au Liban soit clandestinement par la frontière avec la Syrie, soit avec un visa de touriste, qui expire au bout d'un mois, via l'aéroport de Beyrouth. Le Liban ne reconnaît comme réfugiés que les réfugiés palestiniens. Tous les autres étrangers sans exception relèvent de la loi de 1962 réglementant l'entrée et le séjour des étrangers au Liban ainsi que leur sortie du pays. La loi réglemente aussi le droit d'asile politique au Liban, mais jusqu'à présent, le droit d'asile n'a été accordé qu'une seule fois, en 1999, à un Japonais de l'armée rouge, Kozo Okamoto, pour son combat contre Israël.
Au niveau international, le Liban n'est pas partie à la convention des Nations unies relative au statut des réfugiés (1951) ni à son protocole. Comme il n'existe aucune structure gouvernementale pour recevoir et traiter les demandes d'asile, le HCR reste le seul organisme au Liban qui met en œuvre les procédures de détermination du statut de réfugié (DSR), sur la base d'un mémorandum d'entente signé en 2003 avec la Sûreté générale.
Mais les certificats délivrés par le HCR ne sont pas reconnus par les autorités libanaises. Aux yeux de la loi et des autorités du pays, la plupart des réfugiés sont donc en situation irrégulière au Liban et risquent à tout moment d'être arrêtés, placés en détention, voire déportés vers leur pays d'origine selon la loi de 1962. Le HCR recense 56 cas de déportation en 2010. Fin décembre dernier, plus de 100 réfugiés et demandeurs d'asile étaient en prison, parmi eux 70 Irakiens. 75 % des réfugiés et demandeurs d'asile en prison le sont pour violation des lois sur l'immigration et le travail, et pas pour des crimes. Près de 35 réfugiés sont détenus arbitrairement, alors que leur peine est accomplie. Sur la base d'un dialogue continu avec les autorités libanaises, le HCR est parvenu à libérer une soixantaine de détenus en 2010.
« Dans les faits, les autorités ferment parfois les yeux et font preuve de tolérance », explique Cynthia Aoun.
Le principal problème des réfugiés irakiens au Liban n'est pas tant d'ordre financier que légal. La plupart des Irakiens entrent au Liban soit clandestinement par la frontière avec la Syrie, soit avec un visa de touriste, qui expire au bout d'un mois, via l'aéroport de Beyrouth. Le Liban ne reconnaît comme réfugiés que les réfugiés palestiniens. Tous les autres étrangers sans exception relèvent de la loi de 1962 réglementant l'entrée et le séjour des étrangers au Liban ainsi que leur sortie du pays. La loi réglemente aussi le droit d'asile politique au Liban, mais jusqu'à présent, le droit d'asile n'a été accordé qu'une seule fois, en 1999, à un Japonais de l'armée rouge, Kozo Okamoto, pour son combat contre Israël. Au niveau international, le Liban n'est pas partie à la convention des Nations unies relative au...
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