Amnesty International a rapporté, hier, l'arrestation par les autorités égyptiennes de plusieurs militants, y compris étrangers, des droits de l'homme. La police militaire a encerclé le centre juridique Hisham Moubarak et a empêché les gens d'en sortir, puis des membres de la police non militaire y sont entrés, a déclaré à l'AFP une porte-parole d'Amnesty. Ils ont arrêté « un collègue avec un passeport français » et « plusieurs militants des droits de l'homme », a-t-elle dit. L'organisation Human Rights Watch, basée à New York, a également indiqué, dans un communiqué, qu'un de ses membres, Daniel Williams, avait été arrêté par les forces de sécurité égyptienne lors du raid mené contre le centre Hisham Moubarak. HRW indique que l'arrestation de Williams « s'inscrit dans une campagne claire contre les témoins indépendants, journalistes et militants de la société civile, de la violence en Égypte ». « Les autorités doivent immédiatement mettre fin aux arrestations et au harcèlement des témoins indépendants des attaques orchestrées contre les manifestations pacifiques », a déclaré Kenneth Roth, directeur de HRW. Le raid a, selon HRW, été mené par la police et du personnel militaire. Les observateurs pour les droits de l'homme ont été interrogés dans le bureau, avant d'être emmenés dans des microbus. « Alors qu'ils étaient emmenés, ils ont été insultés par un groupe, apparemment des partisans du gouvernement, qui s'était rassemblé dans la rue », indique HRW dans son communiqué. Un militant des droits de l'homme qui a requis l'anonymat a indiqué que l'un de ses collègues avait laissé son téléphone portable ouvert lorsque la police a pénétré dans le bureau. « On pouvait les entendre dire à tout le monde de s'allonger par terre, le visage contre le sol », a-t-il dit. « Pourquoi êtes-vous ici ? Rentrez dans votre pays ! » pouvait-on encore entendre, selon le militant.
Amnesty International a rapporté, hier, l'arrestation par les autorités égyptiennes de plusieurs militants, y compris étrangers, des droits de l'homme. La police militaire a encerclé le centre juridique Hisham Moubarak et a empêché les gens d'en sortir, puis des membres de la police non militaire y sont entrés, a déclaré à l'AFP une porte-parole d'Amnesty. Ils ont arrêté « un collègue avec un passeport français » et « plusieurs militants des droits de l'homme », a-t-elle dit. L'organisation Human Rights Watch, basée à New York, a également indiqué, dans un communiqué, qu'un de ses membres, Daniel Williams, avait été arrêté par les forces de sécurité égyptienne lors du raid mené contre le centre Hisham Moubarak. HRW indique que l'arrestation de Williams « s'inscrit dans une campagne claire contre les...
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