Émirats arabes unis
Les Émirats critiquent la position iranienne sur l'Égypte
« Nous condamnons l'exploitation honteuse et haineuse » de ce qui se passe en Égypte, a déclaré le chef de la diplomatie émiratie, cheikh Abdallah ben Zayed al-Nahyane, faisant allusion sans le nommer à l'Iran. « Il ne fait aucun doute que nous, en tant que nation, devons nous engager plus avant dans le développement, la réforme, et améliorer la gouvernance pour qu'elle soit plus proche de la population, mais l'exploitation qui est faite par certains (des événements) est détestable », a-t-il ajouté. « Se tenir aux côtés de l'Égypte est une absolue nécessité, mais en même temps, nous reprochons vivement à certaines parties de chercher à exploiter la situation pour leurs propres intérêts. Nous le déplorons », a encore souligné le chef de la diplomatie émiratie. Mardi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, avait estimé que l'Égypte allait « jouer un rôle dans la création d'un Moyen-Orient islamique pour tous ceux en quête de liberté, de justice et d'indépendance ». « L'Iran prévient que toute opposition au mouvement du peuple égyptien (...) suscitera la colère et la haine de tous les musulmans dans le monde », indique un communiqué du ministère.
Bahreïn
Des mesures sont prises pour soutenir les prix et aider les nécessiteux
Dans son budget pour 2011-2012, le gouvernement de Bahreïn alloue 266,6 millions de dollars aux familles nécessiteuses, augmente les subventions des prix des vivres de 337 millions USD à 354,4 millions de dollars et renforce la couverture sociale à 106,6 millions USD. Ces mesures seront appliquées avec effet rétroactif, dès la promulgation de la loi sur le budget, en discussion au Parlement, a indiqué le ministre des Finances, cheikh Ahmad ben Mohammad al-Khalifa, cité par l'agence officielle BNA. Le gouvernement bahreïni emboîte le pas à d'autres pays de la région, qui ont annoncé des mesures à caractère social.
Sondage
Les habitants des Proche et Moyen-Orient voient la Turquie comme un modèle
Une majorité d'habitants des Proche et Moyen-Orient considèrent la Turquie comme un modèle et une preuve que l'islam et la démocratie sont compatibles, selon un sondage publié hier par un institut de recherches turc réputé. L'enquête, conduite par la Fondation turque d'études économiques et sociales (Tesev) en août et septembre, montre que 66 % des 2 300 personnes interrogées en Arabie saoudite, Égypte, Irak, Iran, Jordanie, Liban, Syrie et dans les territoires palestiniens voient dans la Turquie un modèle de développement. Soixante-treize pour cent des Turcs estiment que l'influence de la Turquie au Moyen-Orient avait progressé au cours des dernières années. 78 % affirment qu'Ankara doit accroître son rôle, une même proportion soutenant une médiation turque dans le conflit israélo-palestinien.
Territoires palestiniens
L'Autorité palestinienne interdit les rassemblements
L'Autorité palestinienne a annoncé hier l'interdiction des manifestations liées aux soulèvements en Égypte et en Tunisie, après avoir empêché plusieurs rassemblements, invoquant la « non-ingérence dans les affaires de pays frères ». Cette notification officielle intervient après des condamnations de la répression policière de ces mouvements de solidarité en Cisjordanie par l'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch (HRW), basée à New York, qui a appelé « les États-Unis et l'Union européenne à suspendre l'aide aux forces de sécurité de l'Autorité palestinienne ». Des centaines de Palestiniens agitant des drapeaux égyptiens ont néanmoins manifesté hier à Gaza en faveur de la révolte contre le président Moubarak. Il s'agit de la première forme de soutien public aux événements d'Égypte qu'autorise le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza. Le Hamas avait interdit tout rassemblement en début de semaine en attendant de voir la tournure que prendrait la crise égyptienne.
Syrie
Erdogan attendu dimanche à Damas pour discuter de coopération
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan est attendu dimanche en Syrie pour une visite d'une journée, a rapporté hier l'agence officielle SANA. Les entretiens de M. Erdogan avec les responsables syriens porteront sur « les relations de coopération dans tous les domaines » entre Damas et Ankara. Au cours de sa visite, le Premier ministre turc doit poser la première pierre du « Barrage de l'amitié » sur le fleuve Oronte (405 km) qui prend sa source au Liban et traverse la Syrie et la Turquie avant de se jeter dans la Méditerranée.
Maroc
Appel sur Facebook à une manifestation pacifique le 20 février
« Nous appelons tous les Marocains à manifester pacifiquement le 20 février pour la dignité du peuple et pour des réformes démocratiques », indique la « plate-forme » d'un groupe créé sur Facebook et qui dit compter près de 3 400 sympathisants. Le texte demande aussi une réforme de la Constitution, la démission de l'actuel gouvernement et la dissolution du Parlement. Réagissant à ce qu'il a qualifié « d'appels émanant ici ou là sur l'Internet », le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Khalid Naciri a déclaré hier : « Nous percevons cela avec énormément de sérénité. »

