Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a répondu aux propos tenus à Baabda par le président de la Chambre, Nabih Berry, concernant la formation d'un cabinet regroupant toutes les parties sans quotas de participation. « Le président Berry a toujours été un homme adroit. Je souhaite qu'il ait le mot de la fin dans l'autre camp. Mais je pense que celui qui possède le mot de passe au sein du 8 Mars est le député Michel Aoun. Il était clair concernant le fait que toute participation d'une partie au cabinet doit se faire en échange de son adoption des principes et des convictions du 8 Mars. C'est sur ce point précis que se déroule notre conflit avec lui. Ce que le président Berry a indiqué concernant son désir de voir un cabinet de participation nationale n'est pas conforme avec la réalité et les aspirations du général Aoun. Ce qui est demandé, à en croire ce que dit Aoun clairement, c'est un gouvernement monochrome plaidant son allégeance à la Syrie d'une part et au Hezbollah de l'autre, ainsi qu'au groupe de principes, de conceptions et de politiques du 8 Mars », a indiqué M. Geagea dans un entretien au site électronique de son parti.
« J'invite les Libanais à faire la comparaison entre ce qu'a dit le général Aoun avant-hier et entre ses positions lors des tractations pour la formation du cabinet précédent. Qu'ils remarquent la contradiction flagrante dans ses propos d'une étape à l'autre. Il était autrefois pour que chaque partie entre au cabinet avec ses objectifs, ce qui est tout naturel lorsqu'il est question d'un cabinet d'union nationale. (...) Le voilà maintenant qui prouve que notre première réaction lors des consultations parlementaires n'était pas erronée. Jour après jour, il montre que le 8 Mars a fait une sorte de coup d'État, même s'il est camouflé d'un apparat constitutionnel, dont l'objectif est d'établir une mainmise sur l'ensemble du Liban, d'instaurer une pensée unique et une politique unique », a poursuivi M. Geagea.
« Il est demandé aujourd'hui aux Libanais de croire en ce que croient les partisans du 8 Mars et de suivre la même ligne. Sinon, ils resteront dehors. Aujourd'hui, c'est hors du cabinet, puis demain hors du Parlement, et, peut-être même in fine hors du Liban tout entier. Ce qui prouve que nous avions raison : l'autre camp œuvre pour ramener la situation à ce qu'elle était entre 1990 et 2005 », a-t-il noté.
Samir Geagea a enfin souligné que la position du 14 Mars quant à la participation au cabinet est la suivante : participer tous ensemble au cabinet ou refuser cette participation tous ensemble, sur base de certaines constantes, dont, notamment, l'attachement au tribunal international et le rejet des armes illégales.
Par ailleurs, M. Geagea a reçu à Meerab l'ambassadeur de Turquie, Inan Ozyildiz, et le député de Beyrouth, Nabil de Freige.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le président du conseil exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a répondu aux propos tenus à Baabda par le président de la Chambre, Nabih Berry, concernant la formation d'un cabinet regroupant toutes les parties sans quotas de participation. « Le président Berry a toujours été un homme adroit. Je souhaite qu'il ait le mot de la fin dans l'autre camp. Mais je pense que celui qui possède le mot de passe au sein du 8 Mars est le député Michel Aoun. Il était clair concernant le fait que toute participation d'une partie au cabinet doit se faire en échange de son adoption des principes et des convictions du 8 Mars. C'est sur ce point précis que se déroule notre conflit avec lui. Ce que le président Berry a indiqué concernant son désir de voir un cabinet de participation nationale n'est pas conforme avec la réalité...