OLJ / Par Lélia Mezher,
le 03 février 2011 à 01h24
Il y a des moments qui sont décisifs. Le moment où le président tunisien Zein el-Abidine Ben Ali s'est regardé dans la glace et s'est dit : Je jette l'éponge. Le moment où le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est dit : Je m'y prends à temps et je renonce à un centième mandat. Le moment où Hosni Moubarak va boucler sa valise et quitter le palais présidentiel. Le hasard ou le destin a fait que le Liban, comme la Tunisie, l'Égypte ou encore - incroyable mais vrai - Gaza et la Syrie, passe par cette étape décisive, charnière, qui déterminera son avenir. Alors aujourd'hui, agir avec prudence ne suffit pas. Tâter le terrain, essayer de deviner dans quelle direction le vent tournera - un sport quasi national -, se préparer une sortie honorable ne suffit pas non plus. Aujourd'hui, il faut se préparer comme un astronaute qui s'apprête à affronter un an de nuit intersidérale, comme un viking qui va en guerre en plein hiver scandinave. Mettre en place une stratégie quasi scientifique. L'erreur zéro n'existe pas, certes. Mais on est loin, très loin, de l'erreur zéro. Avec les maladresses et les chances ratées accumulées depuis ce fameux printemps 2005, l'effort à fournir aujourd'hui est double. Il faut se montrer déterminés. Ne pas se laisser tenter par des propositions qui semblent, de prime abord, alléchantes. Ne pas se laisser entraîner par le courant. Ne pas croire ceux qui laissent miroiter une solution qui n'embarrasserait personne, qui ne signerait la perte, ni la victoire de personne. Cette solution n'existe pas, en réalité. Et les événements qui se sont succédé depuis ce printemps des cèdres si maladroitement géré ne font pas de doute. Pas de demi-mesures cette fois. Ni de concessions. Ni de manifestants violents dans les rues. Une stratégie politique claire doublée d'une action civile, massive certes, mais totalement et absolument non violente. C'est ce qu'il faut cette fois. Toutes les opportunités manquées le sont à jamais. Celle-ci, charnière, ne se reproduira pas. Jamais.
Il y a des moments qui sont décisifs. Le moment où le président tunisien Zein el-Abidine Ben Ali s'est regardé dans la glace et s'est dit : Je jette l'éponge. Le moment où le président yéménite Ali Abdallah Saleh s'est dit : Je m'y prends à temps et je renonce à un centième mandat. Le moment où Hosni Moubarak va boucler sa valise et quitter le palais présidentiel.Le hasard ou le destin a fait que le Liban, comme la Tunisie, l'Égypte ou encore - incroyable mais vrai - Gaza et la Syrie, passe par cette étape décisive, charnière, qui déterminera son avenir.Alors aujourd'hui, agir avec prudence ne suffit pas. Tâter le terrain, essayer de deviner dans quelle direction le vent tournera - un sport quasi national -, se préparer une sortie honorable ne suffit pas non plus.Aujourd'hui, il faut se préparer comme un...
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