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Moyen Orient et Monde

Washington à Moubarak : le changement, maintenant

Au soir d'une journée marquée par de violents affrontements au Caire, l'administration américaine a durci le ton sur l'avenir de Hosni Moubarak. Prié de dire si les États-Unis soutenaient le projet du président égyptien d'aller au terme de son mandat, en septembre, le porte-parole de la Maison-Blanche a répondu que la présidence américaine souhaitait un changement maintenant. « Et maintenant, ça veut dire maintenant », a insisté Robert Gibbs. « Le message que le président (Barack Obama) a clairement délivré au président Moubarak, c'est que le temps du changement est arrivé », a encore martelé le porte-parole de la Maison-Blanche. Les États-Unis ont « confiance » dans l'armée égyptienne pour assurer la sécurité du pays et du canal de Suez, avait affirmé plus tôt dans la journée le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen.
Dans la matinée, la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton avait appelé le président égyptien à agir « le plus vite possible » pour réaliser les demandes des manifestants. « Nous appelons tous les protagonistes en Égypte à ouvrir sans attendre un dialogue pour permettre une transition pacifique vers la démocratie, dans le respect des droits de l'homme », a renchéri l'OTAN.
Dénonçant « les attaques contre des manifestants pacifiques », le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a fait savoir que « les Nations unies sont prêtes à fournir leur aide » au Caire. « Si une transition doit se faire, cela doit être maintenant », a-t-il souligné.
Londres et Madrid ont plus explicitement prôné la mise en place d'un « gouvernement de transition ». Nicolas Sarkozy a aussi accru hier la pression qui pèse sur son « ami » Hosni Moubarak en réclamant qu'un « processus de transition concret s'engage sans tarder et permette de répondre au désir de changement et de renouvellement exprimé avec force par la population ».
Enfin, l'Allemagne s'est dit « en faveur (...) d'une transition rapide vers une nouvelle ère de démocratie ». « Les scènes de violence dans les rues du Caire nous poussent à nous demander si la direction politique en Égypte a compris la nécessité d'une rapide restructuration démocratique », a de son côté relevé le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle.
Au soir d'une journée marquée par de violents affrontements au Caire, l'administration américaine a durci le ton sur l'avenir de Hosni Moubarak. Prié de dire si les États-Unis soutenaient le projet du président égyptien d'aller au terme de son mandat, en septembre, le porte-parole de la Maison-Blanche a répondu que la présidence américaine souhaitait un changement maintenant. « Et maintenant, ça veut dire maintenant », a insisté Robert Gibbs. « Le message que le président (Barack Obama) a clairement délivré au président Moubarak, c'est que le temps du changement est arrivé », a encore martelé le porte-parole de la Maison-Blanche. Les États-Unis ont « confiance » dans l'armée égyptienne pour assurer la sécurité du pays et du canal de Suez, avait affirmé plus tôt dans la journée le plus haut gradé...
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