"Le département d'Etat est prêt à prendre la direction. Mais nous avons besoin du soutien et des ressources pour finir le travail", a plaidé James Jeffrey devant la commission des Affaires étrangères du Sénat.
Le diplomate a évoqué "une chance historique" de trouver en Bagdad un allié stratégique pour les Etats-Unis, mais a mis en garde contre une baisse précipitée de l'effort américain, qui résulterait selon lui dans "la résurgence d'Al-Qaïda" et l'accroissement de l'influence de l'Iran en Irak.
"Nous devons avoir des plate-formes dans tout le pays pour accomplir des missions clé de transition dans les 3 à 5 ans à venir", a affirmé M. Jeffrey, insistant sur la "professionnalisation" de la police irakienne.
La commission, présidée par l'ancien candidat démocrate à la présidentielle John Kerry, vient de publier un rapport issu d'une mission d'information en Irak.
Le document évoque des incertitudes sur la capacité actuelle du département d'Etat à prendre le relais des militaires, ainsi qu'à une intégration perfectible des efforts civils et militaires au niveau du gouvernement à Washington.
Les sénateurs plaident enfin pour un mécanisme de financement "créatif et durable" pour la mission diplomatique américaine en Irak.
Dans son rapport trimestriel, l'inspecteur général spécial pour la reconstruction de l'Irak (SIGIR) note que si les Forces de sécurité irakiennes (FSI) ont réalisé d'importants progrès, elles souffrent de faibles capacités logistiques. En outre, estime-t-il, la corruption au sein de la police et de l'armée gênent leur développement.
Après une baisse de la violence lors du dernier semestre 2010, les attaques des insurgés se sont accrues au cours du premier mois de 2011.


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