Le président soudanais Omar el-Béchir s'est déjà engagé à reconnaître la sécession du Sud-Soudan, promettant même des relations « fraternelles » avec le nouveau pays, le 193e au monde.
Mais si la communauté internationale s'est félicitée du bon déroulement du référendum, des problèmes cruciaux demeurent en suspens, comme l'a rappelé le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, qui s'est dit à Addis-Abeba « très inquiet des défis de l'après-référendum » au Sud-Soudan.
Avenir de la région contestée d'Abyei (où un référendum local reste à organiser), partage des ressources pétrolières, démarcation des frontières ou encore citoyenneté ont été ainsi abordés hier au cours d'une réunion tripartite UA, ONU et IGAD (organisation regroupant six pays d'Afrique de l'Est).
« Le président Béchir a tenu ses promesses. La communauté internationale doit porter à son crédit le bon déroulement du référendum. Nous attendons désormais qu'elle nous apporte son assistance et n'oublie pas le Nord », a indiqué à l'AFP une source diplomatique soudanaise.
Lors de la même réunion, le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a par ailleurs dressé un inventaire accablant de promesses, non tenues celles-ci, par le gouvernement de transition somalien du président Sharif Cheikh Ahmad, à sept mois de la fin de son mandat confié par la communauté internationale. « Le gouvernement fédéral de transition (TFG) n'a pas été capable d'établir son autorité au niveau national (...). Il n'a pas été capable de remplir dans les faits ses obligations gouvernementales », a ainsi tancé M. Ping.
Soutenu à bout de bras par la communauté internationale face aux attaques quotidiennes des insurgés islamistes radicaux, le TFG est régulièrement paralysé par des luttes intestines et souvent accusé de corruption. Il ne contrôle que quelques quartiers de la capitale Mogadiscio, protégé par les 8 000 hommes de la force de l'Union africaine en Somalie (Amisom).
Concernant l'impasse politique en Côte d'Ivoire, l'UA a annoncé la composition d'un panel mis en place vendredi pour tenter de résoudre la crise ivoirienne d'ici à un mois. Présidé par le chef d'État mauritanien Mohammad Ould Abdel Aziz, ce groupe réunit Idriss Deby (Tchad), Jacob Zuma (Afrique du Sud), Blaise Compaore (Burkina Faso) et Jakaya Kikwete (Tanzanie). Les cinq présidents se rendront prochainement, à une date encore indéterminée, en Côte d'Ivoire, a annoncé le porte-parole de la Commission, Noureddine Mezni.

